L'armée israélienne réduit le nombre de réservistes mobilisés après près de trois ans de guerre sur plusieurs fronts
Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont entrepris une réduction importante du nombre de soldats de réserve en service actif, suite à une baisse de l’intensité des combats sur plusieurs fronts où Israël est engagé depuis que l’axe soutenu par l’Iran a lancé son offensive contre l’État juif le 7 octobre 2023.
« Conformément à la dernière évaluation opérationnelle, il a été décidé de réduire les effectifs de réserve et le nombre d’avis de mobilisation au titre de l’Ordonnance n° 8 au sein des FDI », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué officiel.
« Cette réduction sera mise en œuvre différemment dans chaque secteur opérationnel et en plusieurs étapes, en fonction des évaluations en cours. Le personnel des FDI en a été informé. Les FDI continueront à garantir la sécurité de l’État d’Israël sur tous les fronts », ont ajouté les FDI.
Des responsables des FDI ont indiqué que cette mesure reflétait un retour progressif à la routine qui prévalait avant l’invasion et le massacre perpétrés par le Hamas, qui ont coûté la vie à environ 1 200 personnes et conduit à l’enlèvement de 251 otages dans le sud d’Israël. Certaines unités des FDI connaîtraient, selon certaines sources, des réductions d’effectifs pouvant atteindre 50 %, tandis que les activités non essentielles seront également réduites.
Cette réduction intervient après que les FDI ont considérablement affaibli le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban, réduisant ainsi de manière spectaculaire l’intensité des combats avec ces deux groupes terroristes soutenus par l’Iran. Cette mesure ne marque pas la fin de l’état de préparation militaire d’Israël, les FDI continuant à surveiller les menaces sur plusieurs fronts.
Cette décision vise également à alléger la pression exercée sur le système de réserve israélien après près de trois ans d’opérations militaires ininterrompues. Cette guerre sur plusieurs fronts a engendré une pression sociale et économique considérable, les réservistes ayant dû quitter leurs familles, leurs emplois et leurs entreprises pour servir en première ligne.
À la suite de l’attaque du 7 octobre, les FDI ont mobilisé environ 300 000 réservistes en l’espace de 48 heures – la mobilisation militaire la plus importante et la plus rapide de l’histoire d’Israël.
L’assaut mené par le Hamas a été suivi d’attaques perpétrées par les mandataires régionaux de l’Iran, notamment le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et d’autres groupes soutenus par Téhéran. Israël s’est finalement retrouvé confronté à des menaces sur plusieurs fronts, notamment à Gaza, au Liban, en Syrie, au Yémen, en Judée-Samarie et en Iran.
La guerre a également intensifié le débat sur l’élargissement du service militaire aux Israéliens ultra-orthodoxes, alors que les FDI faisaient face à des besoins croissants en effectifs. Si un nombre croissant de juifs ultra-orthodoxes se sont enrôlés depuis le 7 octobre, la majorité continue de bénéficier d’exemptions de service.