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Israël ordonne à des responsables néerlandais de quitter le centre de coordination de Gaza en raison de mesures « anti-israéliennes »

 
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a tenu une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 16 juillet 2025. Photo : Yonatan Sindel/Flash90

Mardi, Israël a ordonné aux responsables néerlandais de quitter le Centre de coordination civilo-militaire pour Gaza (CMCC), soutenu par les États-Unis et situé dans la ville israélienne de Kiryat Gat, invoquant ce que le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a qualifié de mesures « anti-israéliennes » prises par le gouvernement néerlandais.

Le CMCC a été créé par l’administration Trump en tant que centre international de coordination des activités liées à Gaza.

« La politique anti-israélienne du gouvernement néerlandais s’accompagne d’une vague sans précédent d’antisémitisme et de boycotts dans ce pays », a déclaré Sa’ar. « Notre message est clair : quiconque agit contre Israël n’aura pas sa place dans la région. Israël ne laissera pas les mesures prises à son encontre rester sans réponse. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou aurait approuvé cette décision, qui a été transmise à l’ambassade des Pays-Bas à Tel-Aviv ainsi qu’aux responsables américains.

Les Pays-Bas et Israël ont historiquement entretenu des relations étroites. Cependant, celles-ci se sont fortement détériorées à la suite de l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 contre le sud d’Israël et de la guerre qui s’en est suivie à Gaza.

Cette décision intervient dans un contexte de forte détérioration des relations entre Israël et les Pays-Bas depuis l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 contre le sud d’Israël et la guerre qui a suivi à Gaza. Le gouvernement néerlandais a multiplié les critiques à l’encontre de la campagne militaire israélienne contre le Hamas et a pris une série de mesures visant les politiques et le commerce israéliens.

Le mois dernier, les Pays-Bas ont adopté une loi instaurant une interdiction commerciale des produits israéliens provenant de Jérusalem-Est, du plateau du Golan et de la Judée-Samarie (Cisjordanie). Cette mesure doit entrer en vigueur en septembre.

Au début du mois, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Caspar Veldkamp, a annoncé que les Pays-Bas cherchaient à suspendre le volet commercial de l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne. Veldkamp a déclaré à l’ambassadeur d’Israël aux Pays-Bas, Modi Ephraim, que cette décision était motivée par les critiques internationales à l’encontre d’Israël concernant la guerre à Gaza.

En juillet, les Pays-Bas ont également ajouté Israël à une liste d’États considérés comme une menace pour le pays, aux côtés de pays tels que la Russie et l’Iran, invoquant des inquiétudes quant à l’influence étrangère et aux tentatives d’influencer l’opinion politique. Le chef du Parti pour la liberté néerlandais, Geert Wilders, a critiqué l’approche du gouvernement envers Israël, se disant « profondément honteux » de ces mesures.

Les tensions se sont également étendues au-delà de la politique gouvernementale. Le diffuseur public néerlandais AVROTROS a confirmé lundi qu’il boycotterait le Concours Eurovision de la chanson 2027 en Bulgarie en raison de la participation d’Israël.

Les Pays-Bas sont le deuxième pays après l’Espagne dont les représentants ont été retirés du centre de coordination de Gaza.