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Le facteur « Liban / Hezbollah »

 
Carte représentant Israël, le Liban, la Syrie et la Jordanie ; le village de Ghajar, situé sur le plateau du Golan, une zone contestée entre la Syrie, le Liban et Israël (Photo : Shutterstock)

Le protocole d’accord final entre les États-Unis et l’Iran inclut, dans sa clause n° 1, la formulation « garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban » [1]. L’accent mis par l’Iran sur le Liban est probablement une manœuvre visant à semer la discorde entre Israël et les États-Unis. Les forces israéliennes occupent une zone s’enfonçant de cinq à huit miles à l’intérieur du sud du Liban [2]. L’objectif est d’affaiblir les capacités militaires du Hezbollah et de créer une zone tampon afin que celui-ci ne puisse pas attaquer le territoire israélien avec des missiles à courte portée [2]. Depuis des années, un territoire fait l’objet d’un litige dans le nord-est d’Israël [3].

Contexte historique

La frontière entre Israël et le Liban repose sur un accord de 1923 définissant la limite entre les mandats britannique et français. Les principales considérations qui ont présidé à la conclusion de cet accord étaient les souhaits des habitants locaux, notamment des chiites libanais et des colonies juives isolées. Au cours de la guerre israélo-arabe de 1948, en réponse à l’attaque et à la prise de deux petits villages israéliens par l’armée libanaise, Israël a envahi le sud du Liban. Les forces israéliennes se sont retirées conformément à l’accord d’armistice de 1949 qui rétablissait la frontière de 1923, à l’exception d’un petit tronçon ambigu autour de la zone où convergent les frontières d’Israël, du Liban et de la Syrie. Dans les années 1970, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) s’est implantée dans le sud du Liban et a mené de là des attaques contre Israël, ce qui a poussé Israël à envahir à nouveau le Liban en 1982 pour expulser l’OLP [4]. À la suite de cela, le Hezbollah a été fondé [3] par des chiites radicaux. En 2000, les forces israéliennes se sont à nouveau retirées vers ce que la résolution 425 de l’ONU qualifiait de « frontières internationalement reconnues », mais le différend a persisté concernant la zone susmentionnée. La situation est encore compliquée par le fait que cette zone se trouve sur le plateau du Golan, qu’Israël a conquis à la Syrie lors de la guerre des Six Jours de 1967 [4]. Depuis des années, le Hezbollah utilise ce différend pour justifier ses attaques contre Israël [3].

La leçon de l’Empire britannique

Dans le cadre de son mandat sur la Palestine, la Grande-Bretagne a séparé environ 75 % du territoire pour en faire la Transjordanie, une nation arabe [5]. Cela a en fait coïncidé avec le déclin de l’Empire britannique. Joël 3:1-2 déclare clairement que les nations responsables du partage de la terre d’Israël seront jugées. De plus, il y a Genèse 12:3 : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai quiconque te déshonorera. » La version English Standard Version est ici une bonne traduction, car le mot hébreu traduit par « déshonorer » est en effet différent du mot hébreu traduit par « maudire ». Le mot hébreu traduit par « déshonorer » signifie « mépriser ». En d’autres termes, il ne s’agit pas nécessairement d’une malédiction flagrante, mais d’un mépris exprimé de manière peut-être plus subtile. Aucune nation n’échappe à ces concepts simples.

Relations entre Israël et les États-Unis

Le ministre israélien de la Défense a affirmé que les Forces de défense israéliennes ne se retireraient pas du sud du Liban, même si les États-Unis l’exigeaient, en raison de l’expérience passée avec les zones de sécurité [6]. Il s’agit là d’une position ferme, mais raisonnable compte tenu des circonstances et du contexte historique. Quel est le rapport entre cette position et le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran ? La formulation « garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban » est vague et nécessite des précisions, notamment au regard des différends territoriaux. L’administration américaine a déjà montré des signes de mépris envers Israël en ce qui concerne la question du Liban et du Hezbollah.

Références

[1] Rezaei, B., N. Morrison, P. Hempel, B. Schmida, C. Moorman et B. Carter. Iran Update Special Report, 17 juin 2026. Institute for the Study of War.

[2] Mansour, H. 11 juin 2026. Ce que l’Iran veut au Liban, et pourquoi il ne faut pas le laisser y parvenir, JINSA Insight. Jewish Institute for the National Security of America.

[3] Thomas, C. et J. Zanotti. 2024. In Focus : Le Hezbollah libanais, document IF10703. Service de recherche du Congrès américain.

[4] Eshel, D. L’énigme de la frontière entre Israël et le Liban. Dans : IBRU Boundary and Security Bulletin 8, n° 4 (hiver 2000-2001).

[5] Fleischman, L. 2025. La légitimité d’Israël : une perspective sociologique. FIU Law Review 19(3) : 641-659.

[6] Fabian, E. 24 juin 2026. Dernières nouvelles : Katz promet que les FDI ne se retireront pas du Sud-Liban « même si les États-Unis l’exigent ». The Times of Israel.

Josh Bowditch aspire à exercer une gestion responsable au sens biblique du terme. Cela implique notamment de rechercher la vérité et d'écrire de manière concise sur des sujets qui l'intéressent.

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