Les Forces de défense israéliennes (FDI) et le ministère israélien de la Défense annoncent un programme d'achat d'armes et d'équipements d'une valeur de 43,2 milliards de dollars destiné à renforcer l'armée
Un plan conjoint des Forces de défense israéliennes et du ministère de la Défense prévoit l'achat, au cours des prochaines années, d'avions militaires, de munitions, d'équipements et même d'installations de production complètes pour un montant d'environ 130 milliards de NIS (43,2 milliards de dollars), selon un article publié dimanche par le portail d'information israélien Walla News.
Ce programme s’inscrit dans le cadre d’une augmentation plus large du budget de la défense israélien, d’un montant de 350 milliards de NIS (116,5 milliards de dollars), approuvée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu en décembre dernier.
Selon des responsables, ce plan pluriannuel vise à combler les lacunes identifiées par les FDI en matière de préparation opérationnelle et à réduire la dépendance d’Israël vis-à-vis des fournisseurs étrangers pour les systèmes de défense clés. Il devrait être mis en œuvre sur plusieurs années par le biais de contrats à long terme avec des entreprises du secteur de la défense, ce qui les aidera à accroître leurs capacités de production et à embaucher du personnel supplémentaire.
Le programme d’acquisitions annoncé comprend des avions de chasse, des avions ravitailleurs, des hélicoptères d’attaque, des navires de guerre, des véhicules blindés, des capacités de production d’armes de pointe et un projet spatial.
Certains critiques ont remis en question le rythme de mise en œuvre du plan, tandis que le ministère de la Défense a répondu que « la base budgétaire de l’appareil de défense est très élevée, et qu’il n’y a pas assez d’argent pour tout ».
Des sources au sein du gouvernement et du ministère de la Défense ont indiqué que des réunions intensives avaient eu lieu ces derniers mois afin de garantir les fonds nécessaires dans le budget pour répondre à toutes les demandes du ministère. Des hauts responsables de l’armée israélienne (IDF) auraient averti depuis des années qu’il existait des lacunes importantes dans l’ordre de bataille de l’IDF, rendant Israël stratégiquement vulnérable.
Cependant, les détracteurs de l’important budget de la défense font valoir que si les dépenses publiques consacrées à l’armée augmentent trop fortement, les systèmes civils clés que l’IDF est censée protéger – notamment l’économie, les infrastructures éducatives, les soins de santé et les réseaux de transport – pourraient se détériorer.
L’armée israélienne est actuellement déployée sur plusieurs fronts, notamment dans le sud de la Syrie, au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. Les responsables militaires indiquent que l’ampleur et la durée de ces déploiements ont nécessité la mobilisation prolongée de dizaines de milliers de réservistes, ce qui met à rude épreuve le personnel, les familles et certains secteurs de l’économie.
Le rythme des opérations aurait également contribué à des pressions budgétaires estimées à environ 40 milliards de NIS (13,3 milliards de dollars), ce qui complique les discussions en cours entre les FDI, le ministère de la Défense et le ministère des Finances concernant les priorités nationales concurrentes et la planification à long terme.
Selon des responsables, un accord a désormais été trouvé sur un cadre d’action pour l’avenir, permettant aux FDI de conclure des contrats à long terme d’une valeur d’environ 130 milliards de NIS, sur les 350 milliards de NIS d’augmentation du budget de la défense précédemment approuvés. Ce plan devrait soutenir l’acquisition d’aéronefs, de munitions, de véhicules blindés et de systèmes navals, ainsi que la production d’armes de pointe, y compris la mise en place de nouvelles installations et infrastructures.
Certains responsables ont averti que le cadre budgétaire global pourrait en fin de compte nécessiter des hausses d’impôts ainsi que des coupes dans les services publics ; les organisations de la société civile se prépareraient, selon certaines informations, à une augmentation des demandes d’aide de la part des ménages confrontés à des difficultés financières.