Il est temps d'anéantir le Hezbollah : le fleuron de la terreur iranienne
Les Forces de défense israéliennes ont récemment mis au jour, sous les rues du sud du Liban, un complexe souterrain aux allures de forteresse contenant huit tonnes d’explosifs, cinquante drones capables de parcourir 150 miles, ainsi que des installations destinées à accueillir des centaines de terroristes. Caché à la vue de tous depuis des années, ce complexe servait d’aéroport souterrain pour drones, où les pilotes du Hezbollah préparaient des attaques contre Israël. Il s’agissait d’un centre terroriste soigneusement conçu, construit directement sous des zones d’habitation civiles.
Le Hezbollah opère depuis longtemps comme un État dans l’État au Liban, fonctionnant de manière largement indépendante du gouvernement central du pays. Créé il y a plus de quarante ans par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, il est devenu l’une des organisations militantes les plus lourdement armées du Moyen-Orient et reste l’une des plus grandes menaces pour la sécurité d’Israël.
L’ancien ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a un jour averti que le Hezbollah était dix fois plus puissant que le Hamas. La journaliste américaine Lisa Daftari a décrit le Hezbollah comme le joyau de la stratégie de défense avancée de l’Iran, soulignant que Téhéran avait investi des milliards de dollars pour constituer un énorme arsenal de missiles et de drones visant directement le cœur d’Israël.
Pourtant, ce joyau de la couronne iranienne a essuyé des revers importants. Le 26 juin, des représentants d’Israël, du Liban et des États-Unis ont signé un accord-cadre trilatéral au Département d’État américain, un accord qui, jusqu’à récemment, aurait semblé presque inimaginable.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a présidé la cérémonie. L’accord a été signé par l’ambassadeur israélien Yechiel Leiter, le conseiller américain Dan Holler et l’ambassadrice libanaise Nada Hamadeh.
Cette signature a fait suite à un mois marqué par des développements militaires extraordinaires. Tandis que les négociations progressaient sur le plan diplomatique, les Forces de défense d’Israël (FDI) ont continué à mettre au jour la vaste infrastructure militaire du Hezbollah, tout en prenant des mesures considérables pour minimiser les dommages causés aux populations civiles, y compris aux communautés chrétiennes libanaises.
L’une des découvertes les plus remarquables a été celle d’un tunnel de 656 pieds sous le village de Majdal Zoun, dans le sud du Liban, à seulement six miles de la frontière israélienne, où des agents du Hezbollah vivaient en se faisant passer pour de simples villageois.
À l’intérieur, les FDI ont découvert une base souterraine de drones capable de stocker et de lancer des dizaines de véhicules aériens sans pilote de fabrication iranienne. Le site abritait cinquante drones explosifs, un atelier complet dédié aux drones, des systèmes de lancement, des véhicules et environ huit tonnes d’explosifs, le tout situé à proximité d’habitations, d’une école et d’une mosquée. À peine deux jours après la signature de l’accord-cadre trilatéral, les FDI ont détruit l’ensemble du complexe de tunnels.
Plus tôt en juin, les forces israéliennes ont fait une autre découverte majeure près du château historique de Beaufort. Elles y ont mis au jour un vaste centre de commandement et de contrôle souterrain capable d’accueillir des centaines de membres du Hezbollah. L’installation comprenait plusieurs niveaux souterrains équipés d’électricité, d’eau courante, de systèmes de communication, d’installations médicales, de cuisines, de douches et de quartiers d’habitation.
L’infrastructure militaire comprenait des missiles antichars, des armes antiaériennes, des grenades, des munitions, du matériel de combat et de nombreuses salles de stockage. Construit sur près d’une décennie grâce à un financement iranien, l’un des tunnels s’étendait sur plus de 3 200 pieds. Six puits d’accès distincts reliaient le réseau souterrain, permettant aux combattants du Hezbollah de se mobiliser rapidement en temps de guerre.
Les FDI ont par la suite démoli l’ensemble du complexe et maintiennent désormais le contrôle opérationnel de la zone environnante, marquant ainsi une nouvelle réussite militaire significative. Ces découvertes soulignent une réalité importante : ni Israël ni le Liban ne peuvent se reconstruire pleinement tant que le Hezbollah conserve sa vaste infrastructure terroriste.
Bien que l’influence régionale de l’Iran se soit affaiblie ces dernières années, le Hezbollah reste son plus puissant mandataire. Étroitement aligné à la fois sur le Corps des gardiens de la révolution islamique et sur les mouvements islamistes de toute la région, le Hezbollah continue de poursuivre son objectif de longue date consistant à déstabiliser les pays voisins tout en étendant l’influence iranienne. Son idéologie n’a pas changé, et l’accord-cadre trilatéral reflète cette réalité.
L’accord comprendrait une annexe sécuritaire classifiée affirmant la liberté d’action continue d’Israël au sud du Liban. Tout redéploiement futur dépendra des conditions sur le terrain plutôt que de calendriers prédéterminés. Le démantèlement de l’infrastructure militaire du Hezbollah reste non négociable, et Israël se réserve le droit d’agir si le Hezbollah tente de se reconstruire ou de reprendre ses attaques.
L’accord prévoit également un renforcement de la présence de l’armée libanaise dans les zones auparavant dominées par le Hezbollah. Après une formation complémentaire et une vérification de leurs antécédents, les forces libanaises devraient se déployer dans certaines zones pilotes tout en participant à un processus supervisé visant à réduire l’empreinte militaire du Hezbollah.
Un point mérite d’être souligné tout particulièrement : Israël ne cherche pas à occuper le Liban. Son objectif est de démanteler l’infrastructure terroriste du Hezbollah afin que les citoyens israéliens puissent vivre en sécurité le long de la frontière nord, et que le Liban puisse à nouveau exercer sa pleine souveraineté sur son propre territoire. L’accord impose des restrictions importantes au Hezbollah tout en préservant la capacité d’Israël à riposter militairement si nécessaire.
Comme on pouvait s’y attendre, le Hezbollah a immédiatement rejeté ce cadre, ses dirigeants insistant sur le fait qu’ils conservaient le « droit de défendre » le Liban. À Beyrouth, des groupes de partisans du Hezbollah ont sillonné les rues à moto, proférant des menaces et bloquant les routes, tandis que les forces de sécurité libanaises tentaient de maintenir l’ordre.
La voie à suivre ne sera pas facile. Des décennies d’investissements iraniens ont transformé le Hezbollah en l’une des organisations non étatiques les plus lourdement armées au monde, laissant au gouvernement libanais l’énorme défi de rétablir l’autorité nationale sur un territoire longtemps dominé par ce groupe terroriste.
Le chef d’état-major des Forces de défense israéliennes (FDI), le général de corps d’armée Eyal Zamir, a qualifié cet accord d’historique et de significatif. Il a souligné que les succès militaires d’Israël avaient créé les conditions nécessaires à un tel accord, tout en affirmant qu’Israël continuerait d’agir de manière décisive contre la présence bien ancrée du Hezbollah.
En fin de compte, cet accord-cadre offre plus qu’un simple dispositif de sécurité. Il ouvre une voie potentielle vers un avenir plus stable entre Israël et le Liban, à condition que l’emprise du Hezbollah puisse enfin être brisée. L’Iran ne renoncera pas de son plein gré à son joyau. Pourtant, pour la première fois depuis de nombreuses années, des progrès significatifs vers un avenir plus sûr tant pour Israël que pour le Liban semblent possibles.
Le roi David a déclaré dans le Psaume 18:34 que Dieu «entraîne mes mains au combat ; mes bras peuvent tendre un arc de bronze.» Les Écritures nous rappellent également, par le biais d’Ézéchiel 33:11, que Dieu « ne prend pas plaisir à la mort du méchant, mais plutôt à ce qu’il se détourne de ses voies et qu’il vive ».
Les gouvernements ont la responsabilité de contenir le mal et de protéger des vies innocentes. Néanmoins, le désir ultime de Dieu est la repentance, la rédemption et la paix.
Cet article a initialement été publié ici et est republié avec autorisation.
Conférencière et consultante, Arlene Bridges Samuels est l'auteure de la chronique hebdomadaire de The Christian Broadcasting Network/Israel sur leur Facebook et leur blog depuis 2020. Auparavant, elle a fait œuvre de pionnière en matière de sensibilisation chrétienne pour l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Après avoir pris sa retraite au bout de neuf ans, elle a travaillé à temps partiel pour l'ambassade chrétienne internationale à Jérusalem (États-Unis) en tant que directrice de la sensibilisation pour leur projet, American Christian Leaders for Israel (ACLI). Arlene est l'auteur de The Blogs-Times of Israel, et se rend souvent en Israël depuis 1990. Sur invitation, elle participe aux sommets des médias chrétiens organisés par le Bureau de presse du gouvernement israélien (GPO), en tant que membre reconnu des médias chrétiens du monde entier. Lisez d'autres de ses articles sur CBN Israel blog. Arlene et son mari Paul Samuels sont coauteurs d'un livre, Mental Health Meltdown, qui met en lumière les voix de la bipolarité et d'autres maladies mentales. Sur Amazon