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Pourquoi la Jordanie doit extrader Ahlam Tamimi et pourquoi les États-Unis doivent insister

 
Ahlam Tamimi (Photo: Screenshot)

Il est encourageant de constater que le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) poursuit ses démarches juridiques visant à expulser Mohsen Mahdawi, qui a été arrêté pour avoir porté atteinte à la politique étrangère des États-Unis et aux efforts du gouvernement dans la lutte contre l’antisémitisme par son militantisme pro-Hamas sur les campus. S’il obtient gain de cause, il sera expulsé vers la Jordanie.

Je suis cette affaire avec bien plus qu’une simple curiosité passive. Près de vingt-cinq ans se sont écoulés depuis que Malki Roth, citoyenne américaine âgée de quinze ans, a été assassinée lors de l’attentat à la bombe perpétré au restaurant Sbarro à Jérusalem, le 9 août 2001. Malki faisait partie des seize innocents tués et des 130 blessés ce jour-là. C’était une jeune fille douée, pleine de gentillesse, de foi et d’avenir. Malki était également citoyenne américaine. Sa vie lui a été volée par des terroristes qui ont délibérément pris pour cible des familles en train de déjeuner un après-midi d’été.

La femme qui a choisi la cible, escorté le kamikaze jusqu’à Jérusalem et orchestré l’attaque n’est autre que la terroriste du Hamas Ahlam Tamimi. Elle n’a jamais exprimé le moindre remords. Au contraire, elle s’est vantée à maintes reprises de son rôle dans ce massacre et a ouvertement célébré le meurtre de civils, y compris d’enfants.

Aujourd’hui, Tamimi vit librement en Jordanie, où elle est célébrée comme une héroïne.

Alors que le DHS cherche à expulser un partisan du terrorisme vers la Jordanie, je demande pourquoi les États-Unis ne font pas tout leur possible pour que Tamimi soit extradée de Jordanie afin d’être traduite en justice. En tant qu’Américain, cela me concerne directement, car j’attends de mon pays qu’il fasse tout pour protéger les Américains contre les terroristes islamistes.

Cette réalité n’est pas seulement une insulte aux victimes et à leurs familles. C’est un affront à la justice elle-même.

Les États-Unis ont inculpé Tamimi de délits liés au terrorisme, car des citoyens américains figuraient parmi les personnes assassinées lors de l’attaque. En 2017, le FBI l’a inscrite sur sa liste des terroristes les plus recherchés et a annoncé une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation. Les États-Unis ont demandé son extradition afin qu’elle puisse être jugée devant un tribunal américain.

La Jordanie a refusé.

Le gouvernement jordanien a fait valoir que son traité d’extradition avec les États-Unis n’était pas applicable en vertu du droit jordanien ! Pourtant, alors que la Jordanie continue de résister, le traité reste reconnu par les États-Unis, et la Jordanie continue de bénéficier d’un partenariat stratégique étroit avec l’Amérique, qui comprend un soutien militaire, économique et diplomatique substantiel.

Aucune nation qui prétend s’opposer au terrorisme ne devrait offrir un refuge à une terroriste avouée. Et certainement pas un allié des États-Unis.

Il ne s’agit pas d’une question politique. Il ne s’agit pas du conflit israélo-palestinien. Il ne s’agit pas de récits contradictoires. Il s’agit de la responsabilité pour le meurtre délibéré de personnes innocentes. Il s’agit d’appliquer la loi américaine pour traduire en justice une terroriste condamnée. (Suivez la conversation avec Arnold Roth, le père de Malki, ICI, sur la façon dont Tamimi continue de circuler librement, traitée comme une héroïne.)

Si un terroriste ayant assassiné des Jordaniens, des Américains, des Européens ou tout autre civil était hébergé ailleurs, la communauté internationale exigerait à juste titre que des mesures soient prises. Le principe ne devrait pas être différent ici.

La Jordanie s’est souvent présentée comme un partenaire modéré et responsable dans la lutte contre l’extrémisme. L’extradition de Tamimi démontrerait que cet engagement ne se limite pas à de simples paroles. Elle enverrait un message clair : ceux qui assassinent des civils ne peuvent échapper à la justice simplement en franchissant une frontière ou en tirant parti de sensibilités politiques.

Mais la Jordanie n’est pas la seule responsable de la situation actuelle.

Les États-Unis ont également leur part de responsabilité.

Depuis des années, les administrations américaines successives ont évoqué l’importance de rendre justice aux victimes du terrorisme. Elles ont souligné qu’aucun terroriste ne devrait pouvoir échapper à ses responsabilités. Pourtant, dans le cas d’Ahlam Tamimi, aucune pression publique n’a été exercée sur la Jordanie. Cela est d’autant plus frappant que son roi est fréquemment reçu comme un invité de marque à Washington.

Les États-Unis disposent d’une influence considérable dans leurs relations avec la Jordanie. Ils fournissent une aide substantielle et entretiennent une coopération étroite en matière de sécurité avec le royaume hachémite. Les États-Unis abordent régulièrement des questions d’intérêt commun avec leurs alliés à travers le monde. L’extradition d’une terroriste condamnée, responsable de la mort de citoyens américains, devrait assurément figurer parmi ces préoccupations. La Jordanie devrait assurément être contrainte de respecter son accord d’extradition avec les États-Unis.

Une justice différée n’est pas une justice refusée, et ce n’est pas seulement pour les victimes. C’est également un signal dangereux pour les futurs terroristes. Lorsque les auteurs d’actes terroristes constatent que les calculs politiques peuvent l’emporter sur les obligations juridiques, la dissuasion s’en trouve affaiblie. Lorsqu’ils voient qu’un terroriste ayant avoué ses crimes peut vivre au grand jour, accorder des interviews et jouir de la reconnaissance du public, le message envoyé est profondément néfaste.

Les sociétés civilisées reposent sur l’État de droit. On ne peut lutter efficacement contre le terrorisme, que ce soit sur un campus ou dans une pizzeria, si l’on permet aux responsables d’échapper aux poursuites.

Les États-Unis doivent faire de l’extradition de Tamimi une priorité. Les membres du Congrès, les responsables de l’administration et les citoyens américains devraient se demander pourquoi une personne accusée d’infractions terroristes liées au meurtre d’Américains reste hors de portée des tribunaux américains. Signez la pétition pour demander des comptes aux dirigeants américains également.

On ne peut pas laisser la Jordanie héberger une terroriste condamnée qui a du sang sur les mains. Il ne peut et ne doit y avoir aucun refuge pour de tels monstres. L’extradition serait une affirmation de la justice et du principe universel selon lequel le meurtre intentionnel de civils n’est jamais acceptable.

La vie de Malki comptait. La vie de toutes les victimes comptait.

La justice compte aussi.

Le temps qui passe ne diminue en rien l’obligation de la faire prévaloir. Au contraire, ces années de retard rendent cette obligation encore plus urgente. La Jordanie devrait extrader Ahlam Tamimi vers les États-Unis. Et les États-Unis devraient insister – fermement, sans relâche et publiquement – pour que cela se produise.

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