Le détroit d'Ormuz : mettons les choses au clair
Selon ses collaborateurs, le président des États-Unis semblerait improviser dans ses relations avec l'Iran [1]. Le président se contredit régulièrement, ce que ses conseillers justifient comme une stratégie visant à semer la confusion chez ses adversaires [1]. Dans le cadre de leur dernière initiative, les États-Unis bloquent tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens, mais pas ceux à destination ou en provenance de ports non iraniens [2]. L'idée de bloquer l'Iran n'est pas nouvelle, car elle est envisagée comme un moyen de faire pression sur ce pays depuis les années 1980. Un porte-avions (l'USS Abraham Lincoln) et plusieurs destroyers lance-missiles sont déployés près du détroit d'Ormuz [3] ; huit destroyers lance-missiles ont été positionnés à cet effet [4]. Les navires de guerre américains opérant dans les eaux proches de l'Iran sont exposés aux attaques iraniennes, mais sont équipés de systèmes de défense AEGIS et peuvent être accompagnés d'avions [4]. Le blocus pourrait être appliqué en interceptant les navires à l'aide d'équipes d'abordage transportées par hélicoptère depuis les navires de guerre américains [3].
Géographie et économie
Le détroit d'Ormuz constitue un goulot d'étranglement naturel pour la navigation, puisqu'il mesure 22 milles marins à son point le plus étroit [5]. Son importance économique réside dans le fait que 27 % du commerce mondial de pétrole et 22 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié transitent par ce détroit [5]. Normalement, il existe deux voies de navigation, une dans chaque sens, chacune large de deux milles, séparées par une zone tampon de deux milles supplémentaires [5]. Comme indiqué, le blocus vise spécifiquement le commerce à destination ou en provenance des ports iraniens [2]. En ce qui concerne l'Iran, aucune partie de son gaz naturel n'est exportée par voie maritime ; toutes ses exportations de gaz naturel s'effectuent par gazoduc vers les pays voisins. L'Iran possède les troisièmes réserves prouvées de pétrole au monde, après le Venezuela et l'Arabie saoudite. Malgré des ressources abondantes et une production importante de pétrole brut, l'Iran importe de l'essence en raison de raffineries généralement obsolètes et inefficaces. Avec les sanctions américaines sur les exportations de pétrole iranien, la Chine est devenue le principal acheteur de pétrole iranien. Il a été constaté que des pétroliers exportant du pétrole depuis l'Iran vers des destinations non déclarées avaient finalement pour destination la Chine [6].
Chaîne d'approvisionnement en matériaux pour les armes
L'Iran s'approvisionne en matériaux pour ses missiles balistiques auprès de la Chine [7], tels que le perchlorate d'ammonium, un oxydant constituant environ 70 % du propergol des missiles balistiques à combustible solide [8]. Les autres composants comprennent le liant, la poudre métallique, les stabilisateurs, les agents de durcissement et les modificateurs de vitesse de combustion. Ces composants sont mélangés dans de grands mélangeurs pour former une bouillie visqueuse, qui est versée dans le boîtier du moteur de fusée ; le boîtier chargé est ensuite placé dans un grand four pour le durcissement du propergol. Le boîtier du moteur-fusée sert à la fois de réservoir pour le propergol et de chambre de combustion lors de l’allumage, ce qui permet une conception plus compacte. Un autre avantage des missiles balistiques à propergol solide est leur disponibilité opérationnelle, car le propergol est intégré dès la fabrication [9]. Outre l’élimination des installations de production de missiles iraniennes, une autre option pour mettre fin à la production de missiles balistiques par l’Iran consiste à briser la chaîne d’approvisionnement en matériaux destinés à ces missiles.
Mettre les choses au clair
Dans les situations de guerre et compte tenu de l’imprévisibilité du commandant en chef américain, les variables se multiplient. De nombreux experts ont fait des prédictions qui se sont déjà révélées fausses, et d’autres sont à prévoir. La question est de savoir où trouver des informations et des commentaires fiables. L’auteur de cet article aspire à citer des sources crédibles, à proposer une analyse objective et, surtout, à établir un parallèle avec les Écritures. Proverbes 30:5 – Toute parole de Dieu est véridique.
Références
[1] 1er avril 2026. Mises à jour en direct : Les conseillers de Trump estimeraient qu’il improvise la plupart du temps, plutôt que de suivre un plan précis concernant l’Iran. The Times of Israel.
[2] 12 avril 2026. Commandement central des États-Unis. Communiqué de presse : Les États-Unis vont bloquer les navires entrant ou sortant des ports iraniens.
[3] Schmida, B., N. Morrison, A. Fattah, A. Borens, K. Campa, W. Doran et A. Ganzeveld. Rapport spécial sur l'Iran, 13 avril 2026. Institute for the Study of War.
[4] Cicurel, A. Mars 2026. Le bouclier qui s'érode : les défenses aériennes contre l'Iran. Institut juif pour la sécurité nationale des États-Unis.
[5] Ratner, M., P. Brown, L. W. Rosen et C. Thomas. 11 mars 2026. Le conflit avec l'Iran et le détroit d'Ormuz : impacts sur le pétrole, le gaz et d'autres matières premières. Service de recherche du Congrès américain.
[6] Administration américaine de l'information sur l'énergie. 2024. Note d'analyse par pays : Iran. Département américain de l'Énergie.
[7] Thomas, C. 2025. Sanctions américaines contre l'Iran, document IF12452. Service de recherche du Congrès.
[8] Rezaei, B., R. Reddy, B. Schmida, A. Parry, C. Moorman, A. Borens, N. Morrison et A. Ganzeveld. Le point sur l'Iran : 6 juin 2025, heure limite de collecte des informations : 14 h 00 (heure de l'Est). Institut d'étude de la guerre et projet « Critical Threats » de l'American Enterprise Institute.
Josh Bowditch is an aspirer of stewardship in the Biblical sense. This includes ascertaining the truth and writing concisely about topics of interest.