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La Commission civile israélienne met en avant des rapports détaillant les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre

 
Des Palestiniens s'emparent d'un char israélien après avoir franchi la barrière frontalière avec Israël depuis Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Photo : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Alors qu’Israël commémore les 1 000 jours écoulés depuis l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, la Commission civile israélienne a publié deux rapports faisant état des atrocités commises pendant l’assaut, précisant qu’ils visaient à étayer de futures actions en justice et les efforts internationaux en matière de responsabilisation.

La Commission civile, un organisme indépendant créé pour documenter les crimes commis pendant l’attaque et en établir la responsabilité, a précisé que les rapports, intitulés Kinocide : L’utilisation des familles comme arme et Silenced No More : La terreur sexuelle dévoilée – Les atrocités méconnues du 7 octobre et commises contre les otages en captivité, ont été rédigés en anglais afin d’assurer une diffusion internationale maximale et ont été officiellement présentés aux gouvernements, aux ONG, aux organisations de la société civile, aux associations juridiques et aux institutions universitaires du monde entier.

Selon la Commission, « ces rapports documentent les attaques systématiques du Hamas contre des civils, notamment le ciblage délibéré de familles, les violences sexuelles généralisées et les crimes fondés sur le genre, ainsi que d’autres violations graves du droit international.

Ils établissent une base factuelle destinée à étayer les procédures judiciaires, l’élaboration des politiques, la recherche historique, l’éducation et les efforts internationaux visant à établir les responsabilités. »

Ces travaux de recherche ont été menés par une équipe dirigée par le Dr Cochav Elkayam-Levy, présidente de la Commission civile et lauréate du Prix Israël, la plus haute distinction civile du pays.

S’exprimant mardi lors de la Conférence d’Herzliya, Mme Elkayam-Levy a déclaré : « La question n’est plus de savoir si ces crimes ont eu lieu. La question est de savoir si le monde aura le courage d’agir en fonction de la vérité. »

Évoquant le cap des 1 000 jours écoulés depuis les attaques du 7 octobre, Mme Elkayam-Levy a indiqué que la Commission avait passé plus de deux ans à documenter ces attaques, à conserver les témoignages et à constituer ce qu’elle a décrit comme un dossier factuel, juridique et historique pouvant servir aux tribunaux, aux chercheurs, aux musées, aux éducateurs et aux générations futures.

« Le public doit savoir que la vérité sur les crimes du Hamas ne peut être effacée. Nous avons constitué des archives. Nous avons préservé les preuves. Nous avons publié nos conclusions. »

Mme Elkayam-Levy a également indiqué que la Commission continuait à défendre les victimes et leurs familles, soulignant que certaines personnes ayant subi ces attaques luttaient encore pour obtenir une reconnaissance officielle et une indemnisation.

« Les familles qui ont été contraintes de voir leurs proches torturés et assassinés à travers des vidéos envoyées par des terroristes, malgré le traumatisme inimaginable qu’elles ont subi, sont encore obligées de se battre pour être reconnues comme victimes d’hostilités et pour recevoir l’indemnisation qu’elles méritent. »

Elle a précisé que la Commission œuvrait également en faveur des anciens otages et des survivants de la captivité.

Selon Mme Elkayam-Levy, la Commission a récemment soumis un avis d’expert à la Cour suprême d’Israël en soutien à une requête visant à garantir que les personnes qui ont été enlevées, ont survécu à la captivité et se sont ensuite échappées soient officiellement reconnues comme otages.

« La bureaucratie ne doit pas ajouter la souffrance à la souffrance. L’État ne doit pas exiger de ceux qui ont traversé l’enfer qu’ils prouvent, une fois de plus, ce qu’ils ont déjà enduré », a-t-elle déclaré.

Elkayam-Levy a conclu en revenant sur les efforts déployés par la Commission au cours des deux dernières années pour documenter les attaques du 7 octobre et préserver les témoignages des survivants à des fins juridiques et historiques futures.

« Pendant plus de deux ans, nous avons fait entendre la voix de ceux qui ne pouvaient plus s’exprimer eux-mêmes. Nous avons documenté ce que beaucoup pensaient ne jamais pouvoir être documenté. Nous avons constitué des archives afin qu’un jour, la justice repose sur des fondements solides, que l’histoire ait une mémoire et que le déni n’ait plus aucun refuge. «

Elle a ajouté que la Commission estime que les preuves qu’elle a rassemblées ne laissent aucun doute sur ce qui s’est passé le 7 octobre et a fait valoir que l’accent devait désormais être mis sur la volonté de la communauté internationale de réagir.

« La question qui se pose à la communauté internationale n’est plus de savoir si ces crimes ont eu lieu.

La question est de savoir si le monde aura le courage d’agir en fonction de la vérité. »

Elkayam-Levy a décrit ces attaques comme un tournant décisif dont les répercussions s’étendent bien au-delà d’Israël, affirmant qu’elles ont des implications pour l’avenir des droits de l’homme et de la responsabilité au niveau international.

« Le 7 octobre n’est pas seulement un chapitre de l’histoire d’Israël. C’est un moment déterminant dans l’histoire des droits de l’homme. Il nous a rappelé que la civilisation est bien plus fragile que nous aurions voulu le croire. Que la frontière entre civilisation et cruauté est bien plus ténue que nous ne l’aurions jamais imaginé. Et qu’un seul jour peut séparer l’une de l’autre », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que les recherches de la Commission avaient révélé que les victimes provenaient de plus de 52 pays, ajoutant que le caractère international de l’attaque engendrait également une responsabilité mondiale plus large.

« Nos recherches montrent que les victimes du 7 octobre provenaient de plus de cinquante-deux pays. Leurs souffrances ont transcendé les frontières. Il en va de même pour notre responsabilité », a estimé Elkayam-Levy.

Elle a conclu en affirmant que les jugements futurs sur la réponse internationale ne dépendront pas de déclarations de principe, mais de la capacité des gouvernements et des institutions à agir sur la base des preuves documentées :

« Car l’avenir des droits de l’homme ne sera pas déterminé par les valeurs que nous proclamons.

Il sera déterminé par les vérités que nous sommes prêts à défendre lorsque leur défense a un coût.

Tel est le défi de notre génération. Et l’histoire a déjà commencé à consigner notre réponse. »

Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.

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