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Israël aurait écarté la France des négociations sur le Liban dans un contexte de tensions diplomatiques

 
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de sa visite à l'exposition « Byblos, la cité millénaire du Liban », à l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, en France, le 23 mars 2026. (Photo : Christophe Petit Tesson/Pool via REUTERS)

Selon une source israélienne citée par The Jerusalem Post, Israël aurait décidé d’exclure la France des prochaines négociations avec le Liban.

« Le comportement de la France au cours de l’année écoulée – notamment ses initiatives visant à limiter la capacité d’Israël à mener des opérations militaires en Iran, ainsi que son refus total de prendre des mesures concrètes pour aider le Liban à désarmer le Hezbollah – a conduit Israël à considérer la France comme un médiateur partial », a expliqué la source israélienne.

Les relations diplomatiques entre Paris et Jérusalem se sont détériorées depuis l'attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 contre le sud d'Israël. Le président français Emmanuel Macron avait initialement soutenu le droit d'Israël à se défendre contre le mandataire de l'Iran à Gaza, l'organisation terroriste du Hamas. Cependant, le gouvernement français a par la suite critiqué certains aspects des opérations militaires israéliennes, appelant à davantage de considérations humanitaires.

Cette décision fait également suite à de récents désaccords sur des questions militaires et stratégiques. La France a adopté des positions critiques à l’égard de certaines actions américaines et israéliennes liées à l’Iran, et a imposé des restrictions sur l’utilisation de son espace aérien pour certains vols à caractère militaire, selon certaines informations.

Les tensions le long de la frontière nord d’Israël ont également façonné le contexte diplomatique. Le groupe terroriste chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran, a lancé des attaques contre Israël ces derniers mois, provoquant des frappes israéliennes visant des positions dans le sud du Liban et d’autres zones. Des civils israéliens ont été tués ou blessés lors d’attaques à la roquette du Hezbollah et Israël a riposté par des frappes militaires massives de l’armée israélienne contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban, la vallée de la Bekaa et Beyrouth.

Les responsables français, dont Macron, ont appelé à la retenue et cherché à empêcher une nouvelle escalade, notamment en s'opposant à une éventuelle opération terrestre de grande envergure au Liban.

Le régime iranien avait exigé qu'Israël mette fin à ses opérations militaires contre le Hezbollah au Liban comme condition préalable aux pourparlers de cessez-le-feu avec les États-Unis. Craignant que le cessez-le-feu avec Téhéran ne s'effondre, Washington aurait fait pression sur Israël pour qu'il réduise ses opérations militaires contre les membres du Hezbollah.

Jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé que des négociations directes avec le gouvernement libanais allaient bientôt débuter et porteraient sur le « désarmement du Hezbollah » dans le cadre des efforts visant à garantir la paix régionale au Moyen-Orient.

Selon la source israélienne, les responsables américains ont souligné l’importance d’aborder le rôle du Hezbollah au Liban dans le cadre de tout processus diplomatique plus large.

Le gouvernement libanais a pris des mesures ces derniers mois visant à affirmer un contrôle accru de l'État sur les groupes armés. Le président a déclaré que « toutes les activités sécuritaires et militaires du Hezbollah sont considérées comme illégales, et il oblige le Hezbollah à remettre ses armes à l'État libanais et à limiter ses activités à la sphère politique dans le cadre constitutionnel et légal ».

Les dirigeants libanais ont également exprimé leur inquiétude quant au risque d’être entraînés dans un nouveau conflit. Le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré : « Nous ne laisserons pas le pays être entraîné dans de nouvelles aventures, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour appréhender les auteurs et protéger le peuple libanais. »

Cependant, des questions subsistent parmi les observateurs internationaux quant à la capacité de l’État libanais à mettre en œuvre de telles mesures, compte tenu de l’influence de longue date du Hezbollah dans le pays.

Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.

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