Une Israélienne tuée alors que le Hezbollah poursuit ses attaques à la roquette et par drone contre le nord d'Israël
Le Liban fait face aux répercussions de l'expulsion de l'ambassadeur iranien
Une roquette tirée par le Hezbollah a tué une Israélienne en Galilée mardi soir, alors que le groupe terroriste poursuivait ses tirs quasi incessants de roquettes et de drones contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban et les civils dans le nord d’Israël.
Nuriel Dubin, 27 ans, a été grièvement blessée et déclarée morte sur place après l'impact d'une roquette près du carrefour de Mahanayim.
La municipalité de Margaliot, en Haute-Galilée, a déclaré par la suite que Mme Dubin laisse derrière elle ses parents, Yoram et Shoshana, son frère Aviram, sa sœur Sapir et son fiancé Yadid.
Deux autres personnes ont été légèrement blessées par des éclats d'obus lors de la même attaque.
L'armée israélienne a déclaré que le Hezbollah avait tiré en moyenne environ 150 roquettes par jour sur Israël depuis son entrée en guerre, y compris des salves à grande échelle comme celle de 30 roquettes tirées mardi sur la région de Rosh Pina. Trente autres roquettes ont été tirées sur Israël mercredi matin, suivies de plusieurs autres attaques à la roquette et au drone tout au long de la journée.
Several Hezbollah operatives, including one wielding an RPG, were killed amid ongoing ground operations in southern Lebanon, the military says.
— Emanuel (Mannie) Fabian (@manniefabian) March 25, 2026
In one incident, a Hezbollah weapons depot was destroyed by troops of the 7th Armored Brigade. A short while later the military says… pic.twitter.com/Ffis9vm1S9
Le ministre de la Défense, Israel Katz, avait promis mardi qu’Israël contrôlerait une zone de sécurité s’étendant jusqu’au fleuve Litani si les attaques ne cessaient pas. Dans un message publié sur 𝕏 dans la soirée, il a réaffirmé : « La politique d’Israël au Liban est claire : là où règnent le terrorisme et les missiles, il n’y a ni habitations ni habitants, et l’armée israélienne contrôlera la zone de sécurité jusqu’au Litani. »
Les troupes israéliennes ont poursuivi leur lente avancée dans le sud du Liban, a indiqué l'armée, démantelant des infrastructures et tuant plusieurs terroristes du Hezbollah.
Près de la ville de Bint Jbeil, des soldats de la 91e division ont tué une cellule de cinq opérateurs antichars dans un centre de commandement, tandis qu'un autre poste de commandement antichar a également été détruit.
Les troupes ont également découvert et démantelé divers entrepôts d'armes au cours des derniers jours.
During a wave of airstrikes in Lebanon overnight, the Israeli Air Force struck a Hezbollah command center in Beirut and gas stations owned by the terror group.
— Emanuel (Mannie) Fabian (@manniefabian) March 25, 2026
The Hezbollah headquarters in Beirut's southern suburbs was targeted following fresh evacuation warnings for the area.… pic.twitter.com/b6Gak8mEtF
Dans le même temps, l’armée de l’air et la marine ont poursuivi leurs frappes à travers le pays. Mercredi matin, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont déclaré que des frappes menées pendant la nuit avaient visé un centre de commandement dans le quartier de la Dahiyeh à Beyrouth, plusieurs stations-service appartenant à la société « Al-Amana », contrôlée par le Hezbollah, ainsi qu’un terroriste de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien.
Dans le même temps, le gouvernement libanais continue de faire face aux retombées de la décision d’expulser l’ambassadeur iranien du pays, à laquelle le Hezbollah s’oppose farouchement.
Le journal libanais Al Akhbar, affilié au Hezbollah, a affirmé que l’accord entre le président libanais, Joseph Aoun, et le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, se limitait à convoquer l’ambassadeur pour l’avertir – et non pour l’informer d’une expulsion.
L'article affirme qu'Aoun était tellement en colère contre Raggi que sa voix a résonné dans tout le palais présidentiel. Le même journal a également indiqué que le président du Parlement, Nabih Berri, un dirigeant chiite de longue date allié au Hezbollah, a demandé à Aoun de revenir sur sa décision et a dit à l'ambassadeur iranien de ne pas quitter le pays dans l'intervalle.
A Hezbollah rocket-launching squad was targeted in an overnight airstrike after they fired projectiles at troops in southern Lebanon, the military says.
— Emanuel (Mannie) Fabian (@manniefabian) March 25, 2026
According to the IDF, an Israeli Air Force drone identified the operatives after they launched rockets at troops, and a short… pic.twitter.com/I9ClLXYz6d
Au cours de la nuit, une banderole a été accrochée sur un viaduc d’une route principale menant à l’aéroport de Beyrouth, sur laquelle on pouvait lire : « L’ambassadeur iranien ne doit pas partir. Ce sont les chiens d’Awkar [où se trouve l’ambassade américaine] et les traîtres qui doivent partir – avant que nos missiles ne vous atteignent. »
Le journal anti-Hezbollah Nidaa Al Watan avait affirmé qu’un missile intercepté mardi près de Beyrouth visait l’ambassade américaine, bien que cela n’ait pas été confirmé.
Le Hezbollah a exigé dans un communiqué officiel que la décision d’expulser l’ambassadeur soit immédiatement annulée « en raison de ses répercussions dangereuses », la qualifiant de « péché national et stratégique ».
Une source du Hezbollah a déclaré à l’AFP que « cette décision viole les normes diplomatiques les plus élémentaires et constitue une insulte à la communauté chiite du Liban », ajoutant que le groupe demanderait à l’ambassadeur de rester et « considérerait cette décision comme nulle et non avenue ».
Le ministère des Affaires étrangères a précisé par la suite que cette décision constituait une mesure à l’encontre de l’ambassadeur à titre personnel et ne signifiait pas une rupture des relations avec l’Iran.
Il a déclaré que l’ambassadeur avait violé le « protocole diplomatique » et tenu des propos « s’ingérant dans la politique intérieure du Liban et évaluant les décisions prises par le gouvernement ».
Raggi avait donné à l’ambassadeur jusqu’à dimanche pour quitter le pays.
Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.