L'OCDE prévoit une croissance de 5,6 % de l'économie israélienne en 2027 malgré les répercussions de la guerre
L'économie israélienne devrait connaître une forte reprise après avoir surmonté l'impact des guerres avec l'Iran et le Hezbollah, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoyant une croissance de 5,6 % en 2027.
Dans ses dernières « Perspectives économiques mondiales », publiées mercredi, l'OCDE prévoit une croissance économique israélienne de 3,3 % en 2026, avant une forte accélération l'année suivante.
L'organisation attribue ces prévisions de croissance plus faibles pour 2026 aux répercussions économiques des conflits en cours avec l'Iran et son mandataire terroriste, le Hezbollah, au Liban.
L'OCDE s'attend également à ce que le déficit budgétaire d'Israël se creuse pour atteindre 5,3 % du PIB en 2026 en raison de l'augmentation des coûts de la guerre, avant de se réduire à 4,2 % en 2027. Le rapport prévoit que le ratio dette/PIB d'Israël passera à 71 % en 2026 avant de reculer légèrement à 70 % l'année suivante.
Avant l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, le ratio d'endettement d'Israël s'élevait à environ 60 % en 2022, l'un des plus bas des pays développés.
Le rapport souligne qu’avant le déclenchement de la guerre avec l’Iran fin février, l’économie israélienne montrait des signes de regain de dynamisme, portés par l’activité du secteur privé et l’expansion de la production industrielle.
Les achats par carte de crédit ont augmenté de 9,2 % en février, tandis que le chômage est passé de 3,2 % en décembre 2025 à 2,6 % début 2026. Les économistes considèrent généralement la hausse de la consommation privée comme un indicateur clé de la reprise et de l’expansion économiques.
Cependant, cette dynamique a été interrompue par les guerres contre l’Iran et le Hezbollah. De nombreux travailleurs israéliens ont été appelés en service de réserve, tandis que les écoles et les entreprises ont dû fermer temporairement.
Les répercussions économiques ont été aggravées par la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux et affecté l’économie israélienne également.
Le mois dernier, l'agence mondiale de notation S&P Global Ratings a tablé sur une croissance de 5 % pour l'économie israélienne au cours de l'exercice fiscal actuel, malgré les défis posés par la guerre.
Les prévisions de l'OCDE se rapprochent davantage de celles de la Banque d'Israël. Fin mars, la banque centrale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, les ramenant de 5,2 % à 3,8 %, invoquant l'impact économique de la guerre avec l'Iran et son mandataire, le Hezbollah.
« Tant que les combats se poursuivent, l’activité économique est affectée négativement, principalement par les restrictions sur le front intérieur dues aux tirs de missiles et aux menaces, aux absences au travail liées à la fermeture du système éducatif et à la mobilisation des réservistes », a déclaré la Banque d’Israël dans un communiqué officiel.
Le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, a également évalué l’impact du conflit.
« Ces dernières semaines, depuis le début de l’opération Roaring Lion, ont été marquées par une incertitude géopolitique considérable, et les répercussions de la guerre sur l’économie et l’activité réelle sont visibles dans tous les secteurs », a expliqué M. Yaron.
Pour l’avenir, l’OCDE s’attend à ce que le secteur de la construction israélien joue un rôle majeur dans la reprise économique du pays.
Le rapport prévoit une augmentation des travaux de reconstruction et de réparation liés aux dégâts causés par les missiles, tandis que la croissance démographique continue devrait soutenir une forte demande en logements et en infrastructures.
L’OCDE prévoit également une hausse de la consommation privée de 6,8 % en 2027.
Si les perspectives à long terme de l’organisation pour Israël restent largement optimistes, elle a toutefois averti que les risques pesant sur ses prévisions sont « symétriques et significatifs ».
La reprise de combats de haute intensité avec l’Iran et le Hezbollah pourrait peser lourdement sur l’activité économique. À l’inverse, le renforcement des liens commerciaux entre Israël et ses voisins du Moyen-Orient pourrait donner un coup de pouce supplémentaire à la croissance.
La récente guerre avec l’Iran a déjà renforcé les liens entre Israël et les Émirats arabes unis. Israël aurait déployé une batterie de défense aérienne Iron Dome pilotée pour aider à renforcer les défenses des Émirats arabes unis contre les missiles et les drones iraniens.
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Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.