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Les États-Unis négocient une prolongation de 45 jours du cessez-le-feu entre Israël et le Liban

 
Des soldats israéliens sont visibles au sud du Liban, vus depuis le côté israélien de la frontière, le 11 mai 2026. (Photo : Ayal Margolin/Flash90)

Israël et le Liban ont convenu de prolonger leur cessez-le-feu de 45 jours, alors que les États-Unis poursuivent la mise en place d’un cadre diplomatique plus large visant à sécuriser la frontière nord, particulièrement instable, et à prévenir une reprise du conflit avec le Hezbollah.

Le département d’État américain a annoncé vendredi qu’Israël et le Liban avaient tous deux accepté un cadre de négociations prévoyant « la pleine reconnaissance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chacun, ainsi que l’instauration d’une sécurité effective le long de leur frontière commune ».

Les États-Unis, qui ont accueilli et facilité les négociations bilatérales, ont déclaré que les discussions seraient divisées en deux volets distincts, l’un sur la sécurité et l’autre sur la politique, alors que Washington cherche à stabiliser la frontière après la reprise des combats plus tôt cette année.

Des responsables militaires libanais et israéliens doivent se rencontrer au Pentagone le 29 mai. Parallèlement, le processus politique se poursuit, avec un nouveau cycle de négociations diplomatiques prévu les 2 et 3 juin.

Washington a reconnu que le Hezbollah représentait toujours une menace pour la sécurité d’Israël, mais a souligné que ce groupe terroriste soutenu par l’Iran opérait « sans le consentement ni l’approbation du gouvernement libanais ». Les États-Unis ont ajouté que toutes les parties concernées cherchaient une solution à long terme au conflit.

L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, qui a représenté Israël lors des négociations à Washington, a écrit vendredi sur 𝕏 que les discussions avaient été « franches et constructives ». Il a estimé que les discussions avec le gouvernement libanais avaient le potentiel d'aboutir à un « grand succès ».

Dans le même temps, les responsables libanais ont souligné leur engagement à parvenir à un accord qui rétablisse la souveraineté du Liban et la sécurité de ses citoyens. La délégation libanaise a également appelé à la mise en place d’un mécanisme de mise en œuvre pour garantir que le gouvernement israélien respecte ses obligations au titre de l’accord.

Cependant, le Hezbollah, qui est un acteur clé au Liban, ne participe pas aux négociations officielles à Washington.

À l’instar de son protecteur, le régime des ayatollahs iraniens, le Hezbollah appelle ouvertement à la destruction de l’État juif. Le Hezbollah a lancé une attaque non provoquée contre Israël le 8 octobre 2023, au lendemain du massacre de 1 200 Israéliens et de l’enlèvement de 251 personnes par le Hamas dans des communautés frontalières du sud d’Israël.

Israël a riposté en affaiblissant considérablement les capacités militaires du Hezbollah et en éliminant la plupart des hauts dirigeants du groupe terroriste, y compris son chef de longue date Hassan Nasrallah, en septembre 2024. Deux mois plus tard, un Hezbollah fortement affaibli a accepté un cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Cependant, le Hezbollah a refusé de désarmer comme le prévoyait l’accord de cessez-le-feu de 2024.

Début mars 2026, le Hezbollah a lancé une nouvelle attaque contre Israël à la suite de l’élimination de hauts dirigeants du régime iranien, dont le « guide suprême » Ali Khamenei.

Israël a riposté en lançant des frappes aériennes contre des cibles du Hezbollah au Liban et en déployant des forces dans le sud du Liban afin de démanteler les infrastructures du Hezbollah près de la frontière nord d’Israël. Israël affirme que la présence de ses troupes dans le sud du Liban vise à empêcher les attaques du Hezbollah contre les communautés du nord d’Israël plutôt qu’à établir un contrôle territorial.

Le gouvernement libanais, qui s’oppose à la guerre avec Israël, a décidé début mars d’interdire les activités militaires du Hezbollah. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé le Hezbollah d’entraîner le Liban dans une guerre qui va à l’encontre des intérêts nationaux du pays.

« Nous ne laisserons pas le pays être entraîné dans de nouvelles aventures, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour appréhender les auteurs et protéger le peuple libanais », a écrit M. Salam à l’époque dans un message publié sur 𝕏.

Cependant, le gouvernement libanais s’est jusqu’à présent montré peu disposé ou incapable de désarmer le Hezbollah et d’empêcher le groupe de lancer des attaques contre Israël depuis le territoire libanais, ce qui constitue un défi majeur pour les négociations en cours.

Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.

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