Les auteurs de génocides ne se précipiteraient pas pour venir en aide au Venezuela
À peine quelques heures après les deux violents séismes qui ont secoué le Venezuela, Israël organisait déjà l’envoi d’une équipe de personnel médical et de secours en Amérique du Sud, comme il le fait à chaque fois qu’une de ces catastrophes naturelles se produit.
Le premier séisme de magnitude 7,2, survenu jeudi près de Caracas, suivi d’un second d’une magnitude de 7,5 selon l’U.S. Geological Survey, aurait fait des milliers de morts, un chiffre qui pourrait dépasser les 10 000 selon certaines estimations.
Outre l’aide médicale et les secours, le Fonds national juif d’Israël, le Keren Kayemeth LeIsrael (KKL-JNF), se prépare à envoyer une aide financière de plusieurs milliers de shekels à la communauté juive vénézuélienne durement touchée.
Ce n’est pas inhabituel : c’est ce que fait l’État juif lorsque d’autres sont dans le besoin. Il agit rapidement, avec compassion et empathie face à la souffrance d’autrui. Contrairement à ces imbéciles qui ne font que faire étalage de leurs vertus, dont le souci pour les citoyens en proie à une véritable douleur et détresse se limite à une présence sur les réseaux sociaux, ils apportent une aide concrète.
Cela se produit depuis aussi loin que nous puissions nous en souvenir. « La première mission internationale de sauvetage et d’aide humanitaire d’Israël a eu lieu le 12 août 1953 après qu’un tremblement de terre de grande ampleur eut frappé les îles Ioniennes en Grèce. Quatre navires de la marine israélienne présents dans la région ont intercepté un appel de détresse et ont été parmi les premiers secours internationaux à arriver sur l’île de Céphalonie. »
Depuis lors, 37 missions humanitaires officielles des Forces de défense israéliennes (FDI) ont été menées dans 29 pays différents. Parmi ceux-ci figuraient la Turquie, Haïti, le Brésil, le Mexique, l’Inde, le Japon, la Syrie, les Philippines, le Népal, la Grèce, Gaza, le Burundi, le Sri Lanka et l’Ukraine.
N’est-ce pas là une preuve suffisante que les accusations de génocide, proférées par tant de personnes, ne sont rien d’autre que de fausses allégations visant à salir la réputation d’Israël ? Et qui est la dernière en date à lancer machinalement ces fausses allégations dans le but de diffamer l’État juif ?
Il s’agit de l’ancienne porte-parole adjointe du Département d’État, Marie Harf. Intervenant occasionnellement dans l’émission de l’après-midi de Fox News, « Outnumbered », Harf a répété ce mensonge calomnieux, non pas une, mais deux fois lors de son passage jeudi, au cours d’une séquence consacrée au phénomène des candidats socialistes démocrates sortis vainqueurs des élections de la semaine dernière.
Sans présenter la moindre preuve factuelle à l’appui de ces allégations diffamatoires, Harf s’est contentée d’affirmer que Brad Lander, qui a battu Dan Goldman dans la course pour représenter la 10e circonscription de New York, est lui aussi juif mais « ne soutient pas le massacre de civils à Gaza par Israël ».
Eh bien, voici une nouvelle de dernière minute pour Harf : Israël ne soutient pas non plus le massacre de civils à Gaza, tout simplement parce que cela ne fait pas partie de sa stratégie. Harf, une journaliste partisane sans scrupules, ne reconnaîtrait jamais que personne n’aurait perdu la vie à Gaza si le gouvernement terroriste du Hamas n’avait pas perpétré un génocide contre les civils israéliens innocents qui vivaient dans les zones environnantes.
Elle n’admettrait pas non plus que ces terroristes ont recruté des adolescents pour participer à leur combat, en les entraînant dès leur plus jeune âge. Elle serait également réticente à dire la vérité sur la façon dont le Hamas a mis en danger l’ensemble de sa population en dissimulant ses armes dans des maisons, des écoles et des hôpitaux, où le risque d’être gravement blessé ou tué était considérablement accru.
Bien sûr, il va sans dire que Harf ne songerait jamais à mettre les pieds en Israël pour vérifier la validité de ces accusations accablantes, qui sont en totale contradiction avec une nation qui envoie depuis plus de 70 ans des équipes de secours et d’aide humanitaire dans les pays en détresse.
On ne peut pas se montrer aussi constamment miséricordieux envers les autres tout en commettant, dans le même temps, un génocide. Pourquoi cela ne vient-il pas à l’esprit de Mme Harf, qui semble toujours penser qu’elle a une longueur d’avance sur tout le monde lorsqu’il s’agit de faire preuve d’humanité envers autrui ?
Harf n’est toutefois pas la seule à proférer ces accusations inventées de toutes pièces. Chacun des élus socialistes démocrates a ouvertement lancé cette calomnie de génocide – s’assurant ainsi que leurs électeurs sachent, sans l’ombre d’un doute, qu’ils méprisent la seule nation démocratique du Moyen-Orient.
Après tout, cela ne serait pas conforme à leurs convictions humanitaires de manifester la moindre sympathie envers les personnes qui ont réellement subi un massacre génocidaire indescriptible !
Mais quand on y réfléchit, si l’un de ces individus mal informés consacrait ne serait-ce qu’un tout petit peu d’énergie à rechercher la vérité sur la réponse immédiate et constante d’Israël face au sort d’autres nations victimes de catastrophes dévastatrices et débilitantes, il pourrait en venir à la conclusion que non seulement on lui a fait avaler n’importe quoi, mais qu’il est tout aussi coupable de diffuser des accusations malveillantes et incendiaires dans le but d’attiser l’antisémitisme !
Le problème, c’est qu’ils ne s’intéressent pas à la vérité. Car quand on hait les Juifs, la vérité ne sert en rien à faire avancer son programme tordu. Ainsi, plus les allégations sont scandaleuses, mieux c’est pour faire avancer sa cause. Malheureusement, c’est le cas d’une grande partie de cette nouvelle vague de dirigeants socialistes, qui se sont associés à la génération « woke » actuelle de propagandistes antijuifs.
On peut se demander pourquoi toute leur attention se porte sur le peuple élu de Dieu, mais compte tenu de leur engouement pour le socialisme, il n’est pas étonnant qu’ils s’en prennent aux mêmes personnes que celles qui sont chères au Tout-Puissant, un concept qu’ils détestent particulièrement.
L’idée qu’il puisse exister un Être suprême, qui aurait réellement choisi un peuple pour servir de vecteur à la rédemption du monde, est totalement contraire à leur vision du monde, fondée sur la supériorité de l’humanité, qui ne nécessite aucun recours au divin.
Mais il est difficile de nier ce qui se trouve sous nos yeux, et dans le cas du bilan d’Israël, il suffit simplement d’effectuer une recherche sur Google pour obtenir la liste des nations qu’Israël a aidées à se relever après avoir subi des catastrophes naturelles.
Quiconque souhaite connaître les faits réels n’a aucune excuse – du moins pas à notre époque où tout est enregistré, documenté et filmé.
Pour celles qui interviennent à la télévision, comme Marie Harf, il est particulièrement important de vérifier l’exactitude de ses informations, sous peine de nuire à sa crédibilité et de saper son propre message.
Il est impossible de se livrer à un génocide lorsque sa boussole morale est ancrée dans les principes et les valeurs d’amour des Écritures, qui nous commandent d’« aimer notre prochain comme nous-mêmes ».
Ancienne directrice d'école primaire et de collège à Jérusalem et petite-fille de Juifs européens arrivés aux États-Unis avant l'Holocauste. Ayant fait son alya en 1993, elle est à la retraite et vit aujourd'hui dans le centre du pays avec son mari.