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La stratégie consistant à s'en prendre aux Arabes pour nuire aux Juifs

(L'interdiction des produits israéliens n'est qu'un prétexte pour masquer la véritable intention)

 
Des Arabes et des Juifs travaillent dans une usine SodaStream le 2 février 2014, dans le parc industriel de Mishor Adumim, près de Maale Adumim. (Photo : Nati Shohat/Flash90)

La Belgique n’est qu’un pays de plus à emboîter le pas à l’Espagne, à l’Irlande et aux Pays-Bas, qui ont tous choisi d’interdire les importations provenant des colonies israéliennes.

Même si elle ne figure pas officiellement sur la liste, « la Suède, aux côtés de la France et d’autres États membres de l’UE, exhorte la Commission européenne à mettre en place des restrictions commerciales strictes, voire une interdiction totale des importations de produits issus des colonies ».

Ironiquement, chacun de ces pays est le théâtre de manifestations pro-palestiniennes massives contre Israël, où résonnent les lamentations amères des manifestants, dont les larmes pourraient remplir une rivière tant ils ressentent la douleur des « opprimés » de Gaza et de ceux qui vivent dans « les territoires », correctement identifiés comme la Judée et la Samarie.

Mais voici le mystère. Quelle sympathie peut-on réellement éprouver pour les Arabes qui souffrent et sont opprimés, alors que des milliers d’entre eux risquent de perdre leurs moyens de subsistance à cause du boycott des entreprises mêmes qui les emploient ?

Malheureusement, dans le monde hypocrite de la politique, faire du tort aux opprimés fait partie du prix à payer pour éliminer l’oppresseur malfaisant qu’est Israël. Mais comment cela fonctionne-t-il en théorie ? Car alors que l’Europe continue d’être ce continent sans cœur, dont la seule stratégie consiste à nuire aux Juifs en s’en prenant d’abord aux Arabes, personne ne peut nier qu’Israël a été le seul à vouloir les embaucher.

Plutôt que de reconnaître la main tendue par l’État juif, la réponse de l’Europe consiste à priver ces Arabes de ce qui a été une bouée de sauvetage pour tant d’entre eux, qui comptaient sur ces emplois pour s’en sortir.

Des entreprises, couvrant tous les secteurs, de l’agriculture à la construction, en passant par l’industrie manufacturière, le commerce de détail, l’éducation, l’agroalimentaire, le textile, le ciment et l’exploitation de carrières, ainsi que les articles en bois d’olivier, figurent sur la liste noire et se voient interdire d’exporter leurs marchandises vers ces « pays bienveillants » qui, en réalité, appauvrissent les Arabes.

Bien sûr, priver ces travailleurs de leurs droits n’a aucune importance pour les Européens, qui préfèrent qu’on se souvienne d’eux pour être venus à la rescousse de quiconque ils jugent opprimé par l’État juif.

Pour ces fervents défenseurs des droits de l’homme, le fait que 20 000 à 30 000 Arabes étaient employés par des entreprises et des usines israéliennes en Judée-Samarie avant le 7 octobre n’a aucune importance.

Pourquoi s’en feraient-ils du souci en apprenant que la majorité de ces mêmes travailleurs ont perdu leur permis de travail dès qu’Israël s’est retrouvé à mener une guerre qui lui a été imposée ? Après tout, leur compassion ne s’exprime que pendant la journée, lorsque la couverture médiatique des manifestations est à son apogée.

La véritable contradiction, dans tout ce faux affichage de vertu, réside dans le fait que les conséquences évidentes du chômage, telles que la menace de famine, le sans-abrisme et les préjudices personnels en général, semblent sans importance. Il semble que les « victimes collatérales » ne soient utiles que lorsqu’on peut reprocher ces pertes à Israël.

Ni les Européens ni les pays arabes ne prennent le temps de réfléchir aux effets dévastateurs qu’un embargo sur les marchandises aurait sur ceux qu’ils ont promis d’aider. Et cela parce que l’objectif n’est pas réellement d’améliorer leurs conditions de vie. Si tel avait été véritablement leur objectif sincère, ils auraient, depuis longtemps, admis que personne ne faisait plus qu’Israël pour leur fournir les moyens de subvenir à leurs besoins.

Au lieu de cela, poussés par une politique d’antisémitisme, ainsi que par leur propre mépris envers les Juifs, les Européens trouveront tous les moyens possibles pour manifester concrètement leur aversion et leur hostilité de longue date, déjà affichées par leurs ancêtres.

Si cette répugnance générationnelle peut s’atténuer temporairement, pendant un certain temps, comme ce fut le cas après l’Holocauste, elle ne semble jamais disparaître complètement, mais seulement refaire surface plus tard, lorsqu’un bouc émissaire s’avère utile. Le 7 octobre a fourni ce prétexte.

En réalité, l’interdiction des produits israéliens exportés vers d’autres pays n’est qu’un prétexte pour masquer ce qui se passe réellement.

Le véritable scandale réside dans le fait que ces pays européens, dont la Belgique, ont permis à un nombre massif de migrants musulmans radicalisés d’entrer sur leur territoire, important ainsi leur haine extrême envers les Juifs et les Israéliens.

Alors qu’ils attisent leur haine intense envers l’État juif, des organisations partiales telles qu’Amnesty International se font leurs porte-parole. Un exemple en est le commentaire ouvertement anti-israélien de Nathalie Janne, chargée de plaidoyer au sein de l’organisation, qui a déclaré :

« Trop peu d’États prennent aujourd’hui des mesures concrètes pour mettre fin à l’occupation illégale par Israël des territoires palestiniens ou à l’impunité dont bénéficient les auteurs du génocide à Gaza, du nettoyage ethnique en Cisjordanie et du système d’apartheid imposé au peuple palestinien. Cette initiative renforce la pression en faveur de l’adoption d’une telle mesure au niveau de l’Union européenne, même si plusieurs États membres ont déjà adopté diverses formes d’interdiction des produits des colonies ; les appels de la Commission européenne en faveur d’une action européenne harmonisée deviennent ainsi de plus en plus insistants. »

Et voilà en quelques mots l’essentiel. Des accusations diffamatoires sont avancées, sans être étayées par des preuves factuelles ni des exemples documentés. L’objectif est de faire pression sur les nations européennes pour qu’elles unissent leurs forces afin de punir collectivement Israël, dans le but ultime de le déposséder de ses terres ancestrales.

La triste réalité est que ces nations se font un plaisir de s’y conformer en utilisant leur pouvoir d’achat comme une arme pour nuire à Israël. Mais ce faisant, elles doivent d’abord porter un coup fatal au peuple qu’elles prétendent défendre. En effet, au moment où elles atteindront ceux qui sont censés être les plus touchés, elles auront déjà porté préjudice à ceux qu’elles étaient censées vouloir aider.

Est-ce que cela a un sens ? Absolument pas, mais c’est parce que leur véritable objectif n’est pas de venir au secours des soi-disant victimes palestiniennes. Cela exigerait qu’elles concentrent leurs énergies sur les chefs terroristes, responsables d’avoir rendu les Arabes sans abri, sans emploi et sans le sou, un fait qui ne peut être nié.

Le Hamas, le Hezbollah et l’Autorité palestinienne ont fait plus de mal à leur propre peuple que ce qu’ils prétendent qu’Israël a fait, alors qu’il tentait légitimement de se défendre après avoir été attaqué de manière brutale et sauvage.

L’interdiction des produits israéliens dans les pays européens n’est qu’un prétexte pour masquer la véritable intention, qui est d’affaiblir économiquement l’État juif ; mais cet acte à motivation politique a des répercussions graves et durables sur les Arabes, qui n’ont jamais pu compter sur l’aide d’autrui.

Ils ne sont utiles qu’en tant que victimes, et cette situation ne fera qu’empirer avec l’interdiction des importations en provenance de Judée-Samarie. Mais c’est bien là l’objectif : les écraser, pour écraser Israël.

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