Les États-Unis bombardent des sites de missiles iraniens le long du détroit d'Ormuz afin de tenter de rouvrir cette voie navigable essentielle au transport maritime
Le sénateur Graham se joint à Trump pour critiquer vertement les alliés européens, leur reprochant leur « manque de volonté d'aider »
Les États-Unis semblent réorienter leurs opérations militaires vers la neutralisation de la capacité de l’Iran à menacer les navires dans le détroit d’Ormuz, le Commandement central américain (CENTCOM) ayant annoncé mercredi matin avoir bombardé plusieurs sites de missiles situés à proximité de cette voie navigable stratégique.
Dans un communiqué publié mercredi matin, le CENTCOM a déclaré que ses forces avaient « utilisé plusieurs munitions à pénétration profonde de 5 000 livres contre des sites de missiles iraniens fortifiés situés le long du littoral iranien, près du détroit d'Ormuz ».
Il a également souligné que « les missiles de croisière antinavires iraniens présents sur ces sites constituaient un risque pour la navigation internationale dans le détroit ».
Hours ago, U.S. forces successfully employed multiple 5,000-pound deep penetrator munitions on hardened Iranian missile sites along Iran’s coastline near the Strait of Hormuz. The Iranian anti-ship cruise missiles in these sites posed a risk to international shipping in the… pic.twitter.com/hgCSFH0cqO
— U.S. Central Command (@CENTCOM) March 17, 2026
La capacité persistante du régime à perturber le trafic maritime dans le détroit, ainsi que la poursuite des attaques à l'aide de missiles balistiques à courte portée et de drones contre les États du Golfe, ont empêché les États-Unis de crier victoire dans ce conflit, bien que le Président Donald Trump ait toujours affirmé que la guerre ne durerait que quelques semaines.
Les frappes précoces et intenses menées par les États-Unis contre la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont privé le régime de la possibilité de barricader physiquement le détroit en coulant des navires et en plaçant de grandes quantités de mines aux endroits les moins profonds. Sa capacité à « fermer » le détroit dépend donc de sa capacité à attaquer les navires depuis les bases restantes situées sur les rives du golfe.
Un pétrolier a été attaqué mardi au large des côtes des Émirats arabes unis, près du détroit d’Ormuz, marquant l’un des derniers incidents survenus dans cette voie navigable. Environ 17 navires y ont été pris pour cible depuis le début des opérations militaires le 28 février. Les Émirats arabes unis ont également subi de nombreuses frappes de missiles balistiques et de drones sur leur territoire, bien qu’ils ne participent pas directement à la guerre.
2,000 missiles and drones have attacked the United Arab Emirates, killing six civilians and two Emirati soldiers. Abu Dhabi has responded with some strongly worded statements.
— dan linnaeus (@DanLinnaeus) March 18, 2026
Of the 314 ballistic missiles, 15 cruise missiles, and 1,672 drones launched at the UAE air defense… pic.twitter.com/qiuQZOXdYk
Alors que la guerre fait rage, des images satellites ont montré de nombreux navires attendant à l'extérieur du détroit afin d'éviter d'éventuelles attaques. Cependant, le détroit d'Ormuz est une voie maritime cruciale, par laquelle transitent chaque année environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, ainsi que d'autres produits dérivés du pétrole, tels que les engrais.
La capacité de l’Iran à lancer des drones à faible coût, à poser des mines marines et à tirer des missiles de croisière antinavires sur les navires transitant par cette voie navigable reste une menace majeure pour la reprise du trafic maritime.
Selon certaines informations, la Maison Blanche aurait même envisagé de réaliser une frappe sur les infrastructures pétrolières iraniennes sur l’île de Kharg, voire de s’emparer purement et simplement de l’île afin de forcer le régime à ouvrir la voie navigable à tout le trafic.
Le sénateur républicain Lindsey Graham, un faucon sur l’Iran, a vivement critiqué les alliés européens des États-Unis pour leur refus de contribuer à la sécurisation du détroit, alors qu’ils en dépendent pour une grande partie de leurs besoins énergétiques.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Graham a déclaré avoir discuté avec le Président Donald Trump « du refus de nos alliés européens de fournir des moyens pour maintenir le détroit d’Ormuz opérationnel, ce qui profite bien plus à l’Europe qu’aux États-Unis ».
« Je ne l’ai jamais entendu aussi en colère de toute ma vie. Je partage cette colère compte tenu des enjeux », a déclaré Graham.
Just spoke to @POTUS about our European allies’ unwillingness to provide assets to keep the Strait of Hormuz functioning, which benefits Europe far more than America. I have never heard him so angry in my life. I share that anger given what’s at stake.
— Lindsey Graham (@LindseyGrahamSC) March 17, 2026
The arrogance of our…
Il a imputé ce manque de volonté d’aider à l’« arrogance » européenne.
« Les répercussions d’une aide insuffisante pour assurer le bon fonctionnement du détroit d’Ormuz seront vastes et profondes pour l’Europe et l’Amérique », a-t-il averti.
Mercredi matin, le Président Trump a lancé l’idée de laisser les pays qui utilisent le détroit en prendre la gestion après la guerre.
« Je me demande ce qui se passerait si nous “en finissions” avec ce qui reste de l’État terroriste iranien et si nous laissions les pays qui l’utilisent – ce que nous ne faisons pas – prendre en charge ce qu’on appelle le “détroit” ? », a posté Trump mercredi sur son compte Truth Social. « Cela mettrait certains de nos “alliés” peu réactifs sur les rails, et vite !!! »
Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.