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Le gouvernement israélien approuve l'entrée de la Force internationale de stabilisation à Gaza, mais des inquiétudes persistent en matière de sécurité

Le Conseil de la paix salue cette initiative, qu'il considère comme un pas en avant vers la reconstruction de Gaza et la mise en œuvre du « plan en 20 points » proposé.

 
Nickolay Mladenov, directeur du Conseil pour la paix de la bande de Gaza, aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. (Photo : Amos Ben Gershom/GPO)

Dimanche, le Conseil des ministres israélien a approuvé des mesures visant à faciliter l’entrée des troupes de la Force internationale de stabilisation (ISF) dans la bande de Gaza.

Parmi les mesures approuvées figure l’octroi de l’immunité aux membres de l’ISF et du Conseil de la paix pour leur permettre d’entrer à Gaza, en vertu de la « loi israélienne sur les immunités des organisations internationales ».

Selon un responsable israélien, l’entrée des troupes de l’ISF restera soumise à l’autorisation expresse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Israel Katz et du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar.

« Le Conseil des ministres a approuvé aujourd’hui l’octroi de l’immunité, en vertu de la loi sur les “immunités des organisations internationales”, à l’ISF, qui opérera en totale coordination avec les Forces de défense israéliennes (FDI) dans les zones situées au-delà de la Ligne jaune, sur un territoire ne relevant pas du contrôle des FDI », a déclaré ce responsable aux journalistes.

« Le Conseil des ministres a décidé qu’il appartiendrait à Israël d’approuver quels pays pourraient envoyer des troupes ici – il s’agit uniquement de pays avec lesquels nous avons conclu un traité de paix et qui n’agissent pas contre l’État d’Israël ou ses hauts responsables sur la scène internationale », a ajouté le responsable.

Cette décision semblait viser à empêcher des pays tels que l’Indonésie et la Turquie de fournir des troupes à l’ISF. Les États-Unis ont soutenu l’implication potentielle de ces deux pays, tandis qu’Israël s’est opposé à leur participation.

Des pays tels que l’Ouganda et le Maroc, qui ont conclu des accords avec Israël, se sont engagés à fournir des troupes à la Force internationale de stabilisation (ISF).

Nikolaï Mladenov, l’envoyé spécial en chef du Conseil de la paix pour Gaza, a salué la décision d’Israël.

« Je salue les mesures prises par Israël qui permettent le déploiement de la Force internationale de stabilisation à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU », a écrit Mladenov sur 𝕏.

Mladenov a déclaré que cette mesure constituait « un élément essentiel du cadre convenu visant à stabiliser Gaza, à soutenir la démilitarisation et à permettre la transition vers une administration palestinienne provisoire efficace sous l’égide de la NCAG ».

Il a ajouté que l’accent devait désormais être mis sur la mise en œuvre « du plan en 20 points pour Gaza ».

Ce plan prévoit le désarmement du Hamas, une mesure que le groupe terroriste a rejetée à plusieurs reprises.

Une source politique a déclaré à Ynet News : « L’État d’Israël reste attaché au principe selon lequel les FDI continueront à tenir la Ligne jaune et qu’il n’y aura aucun retrait tant que le Hamas n’aura pas été complètement désarmé et que la bande de Gaza n’aura pas été entièrement démobilisée. »

La source a indiqué qu’Israël n’attendait pas que le Hamas donne son accord, ajoutant qu’« une exigence de démobilisation complète, qui pourrait être progressive, est sur la table. Le Hamas devrait accepter cette exigence. Nous souhaitons créer des zones pilotes situées en dehors des territoires contrôlés par le Hamas. »

Selon cette source, Israël envisage de mettre en place une zone à Rafah, à l’abri de toute ingérence du Hamas, où des abris plus adaptés pourraient être construits avant l’arrivée de l’hiver.

« Nous voulons créer une zone cet hiver qui offrira de meilleurs abris », a expliqué la source. « Dès que le Hamas acceptera de se désarmer, tout ira plus vite. »

Le Conseil des ministres considérerait que le rôle des ISF est de servir de principale force de sécurité dans les zones exemptes du Hamas, en empêchant les éléments armés d’y pénétrer et en permettant à l’armée israélienne (IDF) de se désengager du maintien de l’ordre auprès de la population civile dans ces zones.

Alors qu’Israël s’est montré réticent à aller de l’avant avec le plan de paix pour Gaza, y compris l’entrée des ISF, l’administration Trump fait pression sur Israël pour qu’il aille de l’avant malgré le refus du Hamas de se désarmer.

Les responsables de la défense craignent que cela ne limite la liberté d’action offensive de l’armée israélienne, n’affaiblisse sa capacité à agir contre les organisations terroristes et, en fin de compte, ne renforce le Hamas.

Ils estiment que l’armée israélienne ne sera plus en mesure de mener les frappes quasi quotidiennes auxquelles elle a eu recours pour éliminer les commandants du Hamas restants et les terroristes impliqués dans le massacre du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël

La décision du Conseil des ministres aurait rencontré l’opposition du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, du parti « Jewish Power ». La ministre chargée des colonies, Orit Strook, du parti « Sionisme religieux », a exprimé des réserves mais n’a pas voté contre. Le chef du parti « Sionisme religieux », le ministre des Finances Bezalel Smotrich, ne s’est pas non plus opposé à cette mesure.

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