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Trois ans après le début de la guerre, les unités de l'armée israélienne continuent de compter sur les dons privés pour s'équiper, selon un rapport

 
Des véhicules militaires et des chars israéliens sont transportés par camion sur une route près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le contexte de la guerre en cours contre l'Iran et le Hezbollah, le 26 mars 2026. Photo : Ayal Margolin/Flash90

À l’approche du troisième anniversaire du massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, l’Association pour les soldats d’Israël a déclaré que certaines unités de l’armée israélienne (IDF) continuaient de compter sur des dons privés pour acheter le matériel nécessaire et remplacer l’équipement endommagé au combat ou usé.

L’Association pour les soldats d’Israël (UFIS), habilitée à recevoir et à distribuer des dons à l’armée israélienne depuis sa fusion en 2016 avec Friends of Libi, a déclaré à Ynet News que plus de 1,2 milliard de NIS (394 millions de dollars) avaient été versés à l’armée israélienne par des Israéliens et des sympathisants à l’étranger depuis le début de la guerre des Épées de fer.

Ces fonds ont servi à compléter les budgets propres de l’armée israélienne pour l’achat d’équipements auxiliaires et l’amélioration des infrastructures, notamment l’équipement des bases militaires, ainsi qu’à apporter une aide aux soldats individuels et à leurs familles. On ignore si ces chiffres incluent les dons privés versés directement à des soldats et à des unités par l’intermédiaire d’organismes caritatifs et d’associations à but non lucratif en Israël.

Des organisations chrétiennes à but non lucratif, telles que The Joshua Fund, FIRM, Vision for Israel, Joseph Project, Bridges for Peace et d’autres, ainsi que des congrégations juives messianiques israéliennes, ont également apporté leur soutien en collectant des fonds pour l’achat d’équipements, la construction d’abris anti-bombes dans les communautés exposées aux tirs de roquettes et le financement des services médicaux d’urgence, notamment Magen David Adom.

Selon la ventilation fournie par l’UFIS, environ 134 millions de NIS (44 millions de dollars) ont été alloués à l’aide humanitaire et à l’achat de matériel dès le début de la guerre. Une somme supplémentaire de 64 millions de NIS (environ 21 millions de dollars) a servi à fournir des bons d’aide aux soldats à titre individuel pour l’achat, entre autres, de sacs de couchage, de trousses de premiers secours, de produits alimentaires et d’articles ménagers destinés à leurs familles. En outre, 104 millions de NIS (environ 34 millions de dollars) ont servi à l’achat de 160 ambulances, de dizaines de milliers de kits d’hiver, de produits d’hygiène et de sous-vêtements destinés aux soldats des deux sexes servant en première ligne.

D’autres dons ont permis de financer des billets d’avion pour plus de 4 000 soldats isolés afin qu’ils puissent rendre visite à leurs familles à l’étranger, ainsi que des séances de thérapie pour les soldats souffrant de stress post-traumatique et un soutien aux familles des soldats tués au combat.

Cet élan massif de soutien en faveur de l’armée israélienne (IDF) est en partie né des nombreux appels lancés, souvent via les réseaux sociaux, par les familles des soldats mobilisés au lendemain de l’attaque du 7 octobre. Certains soldats sont arrivés dans leurs unités en signalant des pénuries d’équipement auxiliaire et des infrastructures défaillantes dans les bases militaires.

Les réservistes ont demandé à leurs amis et à leur famille d’acheter des articles allant des produits d’hygiène personnelle, des lampes frontales et des genouillères à des équipements plus coûteux tels que des casques de combat, des bottes et des gilets pare-balles. L’armée israélienne a affirmé disposer de stocks suffisants de ces équipements, tandis que certains soldats ont fait valoir que la définition militaire de « suffisant » ne reflétait pas la réalité sur le terrain.

Le reportage de Ynet News comprenait des témoignages indiquant que certaines unités et certains soldats continuent de se procurer du matériel grâce à des collectes de fonds privées, souvent via leurs propres comptes sur les réseaux sociaux.

« Nous avons nous-mêmes organisé la fourniture des uniformes, des chaussures et des casques », a déclaré un réserviste. « Tout provenait des dons que nous avons collectés, et nous continuons à lever des fonds afin de pouvoir disposer de viseurs fonctionnels pour nos armes ou de remplacer du matériel opérationnel ancien et de mauvaise qualité. »

Ce recours continu aux dons intervient dans un contexte de désaccord entre les ministères des Finances et de la Défense concernant leurs budgets pour le prochain exercice fiscal.