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L'Égypte aurait déclaré aux États-Unis que le plan de désarmement du Hamas ne pouvait pas avancer sous l'actuel gouvernement israélien

 
Des militants du Hamas masqués, dans le sud de la bande de Gaza. (Photo : Saeed Mohammed/Flash90)

Selon Ynet News, de hauts responsables égyptiens auraient déclaré à des représentants de l’administration Trump que les efforts visant à désarmer le Hamas ne pouvaient pas progresser sous le gouvernement israélien actuel et qu’il faudrait attendre la formation d’un nouveau gouvernement à l’issue des élections israéliennes du 27 octobre.

Les responsables égyptiens auraient fait valoir que les politiques menées par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahou renforcent le Hamas. Cette analyse a été exprimée lors d’une réunion en Égypte avec des responsables américains, dont l’envoyé spécial Jared Kushner, gendre du président Donald Trump.

La position du Caire intervient alors que plusieurs États arabes ont accusé Israël de retarder la mise en œuvre du plan de Trump pour Gaza.

Kushner a rencontré Netanyahu à Jérusalem lundi pour discuter d’un cadre visant à mettre fin à la guerre. Le président du Conseil de la paix, Nikolay Mladenov, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et d’autres responsables auraient également participé à la réunion.

Parmi les principaux sujets abordés figuraient la reconstruction de Gaza et le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza. À l’issue de la réunion, Kushner et Netanyahou se seraient mis d’accord sur le fait que la reconstruction de Gaza et le retrait militaire israélien ne pourraient avoir lieu avant le désarmement du Hamas.

L’organisation terroriste du Hamas, qui a déclenché la guerre de Gaza par son attaque terroriste du 7 octobre 2023 contre le sud d’Israël, a jusqu’à présent refusé de se désarmer.

Plusieurs pays à majorité musulmane ont, quant à eux, continué à imputer à Israël l’absence de progrès diplomatiques. Dans une déclaration commune publiée la veille de la rencontre entre Kushner et Netanyahu, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Indonésie, le Qatar et la Jordanie ont déclaré qu’Israël « portait la responsabilité du retard pris dans les efforts de paix à Gaza et dans les territoires palestiniens ». Ces pays ont averti que le rejet du plan pour Gaza pourrait compromettre les efforts de Trump visant à mettre fin à la guerre.

La semaine dernière, le Premier ministre Netanyahou a officiellement rejeté une proposition en 15 points du Conseil de la paix visant à mettre fin à la guerre, s’opposant en particulier aux dispositions appelant au retrait des forces israéliennes de Gaza. Netanyahou a au contraire insisté sur le désarmement complet du Hamas.

« Les Forces de défense israéliennes (FDI) ne procéderont à aucun retrait tant que le Hamas n’aura pas été désarmé. Et quand je parle du désarmement du Hamas, cela signifie les armes lourdes, les armes légères, toutes les armes. Et nous parlons d’un véritable désarmement, pas d’un désarmement fictif. »

Avant de rencontrer Netanyahu, Kushner s’est également entretenu avec de hauts responsables du Hamas en Égypte. Citant des sources anonymes, la chaîne d’information saoudienne Al Arabiya a rapporté que Kushner et Mladenov avaient rejeté une proposition du Hamas concernant le stockage de ses armes. Selon ces sources, tous deux ont soutenu la position selon laquelle le Hamas doit remettre ses armes et démanteler son infrastructure militaire à Gaza avant que la reconstruction ou un retrait israélien ne puisse avoir lieu.

« Kushner a confirmé aux dirigeants du Hamas que les armes de l’organisation quitteraient la bande de Gaza et n’y seraient pas stockées », ont déclaré ces sources. Toutefois, cette déclaration n’a pas été confirmée par une source indépendante. Si elle s’avère exacte, cette information contredirait des informations précédentes selon lesquelles des membres du Hamas pourraient être autorisés à stocker leurs armes à l’intérieur de la bande de Gaza.

Israël a rejeté cette proposition et a insisté pour que les armes du Hamas soient transférées hors de portée du groupe, au-delà de Gaza.