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La situation s'envenime en Iran alors que les États-Unis mènent une deuxième série de frappes suite aux tensions dans le détroit d'Ormuz

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique mène des attaques de représailles contre les forces américaines dans la région et affirme vouloir « détruire les bases américaines »

 
Un avion de chasse furtif F-35A de l'armée de l'air américaine survole les eaux régionales dans le cadre d'une mission de patrouille aérienne au Moyen-Orient, le 31 août 2026. (Photo : US Centcom)

L'armée américaine a frappé mardi deux pétroliers appartenant au gouvernement iranien en représailles aux attaques contre des navires dans le détroit d'Ormuz, a rapporté Axios mercredi matin.

L'article cite un responsable américain, qui a affirmé que ces frappes s’inscrivaient dans le cadre d’une nouvelle politique dite « pétrolier pour pétrolier », approuvée par le président Donald Trump. Cette politique vise à dissuader l’Iran de mener de nouvelles attaques contre des navires commerciaux transitant par le détroit en dehors de la route nord approuvée par le Corps des gardiens de la révolution islamique.

Les frappes contre les navires du régime iranien ont été menées par des drones et ont visé les salles des machines des deux navires, qui étaient « ancrés au large des côtes iraniennes, au nord de la ligne de blocus naval américaine », a rapporté Axios.

Par ailleurs, le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué avoir mené « une vague de frappes contre des cibles militaires iraniennes le 1er septembre ».

« Les forces américaines ont frappé des cibles du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), notamment des sites de défense aérienne, des systèmes radar, des moyens et installations maritimes, des capacités de pose de mines et des sites de communication », a déclaré le CENTCOM dans un communiqué.

L’armée a en outre précisé que ces frappes faisaient suite à « de récentes tentatives d’attaques du CGRI contre la navigation marchande dans le détroit d’Ormuz et contre des militaires américains ».

Selon Axios, le CENTCOM aurait touché plus de 100 sites en Iran lors de ces frappes.

Lors d’un entretien avec Trey Yingst de Fox News, le président Trump a déclaré que les forces américaines avaient frappé des stations radar iraniennes.

« Ils ont essayé de reconstruire leur radar parce qu’ils ne voient rien », aurait déclaré le président Trump. « Nous avons attendu qu’il soit presque terminé, puis nous l’avons frappé. »

Les médias iraniens ont fait état de frappes contre un aéroport, divers sites le long du détroit d’Ormuz, ainsi que contre plusieurs îles du golfe Persique contrôlées par l’Iran.

Mardi, le président Trump a confirmé que les frappes précédentes menées par le CENTCOM visaient à empêcher toute tentative iranienne de poser des mines marines dans le détroit, après que les forces américaines eurent déclaré que la voie navigable était exempte de toute mine.

À la suite des frappes du CENTCOM mardi soir, les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont lancé des attaques de représailles contre les forces américaines dans tout le Moyen-Orient, notamment aux Émirats arabes unis, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.

Dans un communiqué publié au sujet de ces attaques, le CGRI a également affirmé que les frappes américaines avaient touché une fête de mariage dans la ville de Sirik. Selon l’Agence de presse de la République islamique (IRNA), 11 personnes ont été tuées lors de ces frappes américaines. 

Concernant la riposte par missiles balistiques et drones, le CGRI a affirmé avoir « attaqué et détruit avec force les bases américaines criminelles de la région à l'aide de missiles et de drones puissants ». 

Toutefois, aucune blessure n’a été signalée lors de ces attaques. L’armée jordanienne a déclaré avoir intercepté 10 missiles balistiques visant son territoire, tandis que les « trois autres missiles sont tombés dans des zones reculées, loin des centres urbains ».

L’armée koweïtienne a indiqué dans un communiqué qu’elle « faisait face à des attaques de drones hostiles, à la suite de l’agression criminelle de l’Iran ».

Des explosions dues aux systèmes de défense aérienne ont été signalées au Koweït et à Bahreïn.

Plus tard dans la matinée de mercredi, les médias koweïtiens ont fait état d’un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale, provoqué par un drone iranien, mais ont précisé qu’il n’y avait eu aucune victime suite à cette attaque.

Par ailleurs, malgré les déclarations du président iranien Masoud Pezeshkian, selon lesquelles son pays serait disposé à revenir au protocole d’accord, le président Trump a rejeté cette idée dans un message publié sur les réseaux sociaux.

« Je n’essaie pas de forcer l’Iran à revenir à la table des négociations, comme l’a rapporté ABC Fake News », a écrit Trump sur son compte Truth Social. « Je me fiche complètement qu’ils signent un accord sans valeur, pour eux. »

Trump a également déclaré : « Je préfère de loin notre position actuelle, avec un contrôle quasi total du détroit d’Ormuz et leur économie en plein effondrement. Ils ne font que subir l’inévitable. »

Il s’est également demandé quand le peuple iranien pourrait descendre dans la rue, en posant la question suivante : « Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ? »

Peu avant le lancement des opérations militaires américaines et israéliennes en Iran, le président Trump avait promis que des armes étaient en route pour soutenir les Iraniens dans leur lutte contre leur gouvernement. Il a affirmé par la suite que ces armes avaient été détournées par les Kurdes.

Dans le même temps, le Département d’État américain a émis une alerte de sécurité à l’intention des citoyens américains, les invitant à « faire preuve d’une vigilance accrue » au Moyen-Orient.

« Les Américains se trouvant actuellement au Moyen-Orient doivent faire preuve d’une vigilance accrue et se tenir informés des annulations de vols, des fermetures d’espace aérien et des perturbations de trafic potentielles », indiquait l’alerte. « Les Américains voyageant à destination ou en provenance de la région doivent suivre de près les informations concernant le fonctionnement des aéroports et des compagnies aériennes. »