All Israel

La menace terroriste pesant sur les Israéliens s'intensifie à l'approche des Grandes Fêtes

 
Des juifs orthodoxes accompagnés par la police des frontières israélienne sur le Mont du Temple, pendant la fête de Souccot, dans la vieille ville de Jérusalem, le 8 octobre 2025. Photo : Chaim Goldberg/Flash90

Le Conseil national de sécurité israélien a averti cette semaine que la menace d’attaques violentes visant des Israéliens et des Juifs à l’étranger s’intensifiait à l’approche des Grandes Fêtes juives et du troisième anniversaire de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

Cette analyse a identifié le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et ses mandataires, notamment le Hamas, le Hezbollah et d’autres groupes djihadistes, comme les principales sources de danger.

Elle a également averti que l’incitation à la haine anti-israélienne dans les médias occidentaux, les divertissements, les événements sportifs et culturels, ainsi que dans le discours politique, pourrait contribuer à créer un climat dans lequel des terroristes « solitaires » constitueraient une menace supplémentaire pour les voyageurs juifs et israéliens.

De grandes manifestations anti-israéliennes sont prévues à l’occasion de l’anniversaire des attaques du 7 octobre. Parallèlement, l’évaluation souligne que des agents du CGRI continuent de coopérer avec un large éventail d’acteurs, notamment des organisations criminelles et des gangs de rue, afin de prendre pour cibles les missions diplomatiques israéliennes, les hauts responsables, le personnel de sécurité, les institutions juives et les Israéliens à l’étranger.

Le Hamas et le Hezbollah disposent toujours de vastes réseaux de sympathisants et de donateurs en Europe et en Amérique du Nord, malgré les pertes considérables qu’ils ont subies sur les champs de bataille du Moyen-Orient ces dernières années.

Ces deux organisations pourraient chercher à venger la perte de leurs hauts dirigeants ces dernières années en prenant pour cible des Israéliens ou des résidents juifs dans ces pays.

L’État islamique et Al-Qaïda comptent également des partisans dans divers pays à travers le monde, et leurs dirigeants ont appelé ces derniers à lancer des attaques contre les Juifs et les Israéliens.

Selon le Conseil, 25 Juifs et Israéliens ont été assassinés à l’étranger au cours des trois dernières années par des terroristes liés à l’Iran et à ces acteurs non étatiques. Cependant, bon nombre des auteurs de ces attaques n’étaient pas officiellement liés à une infrastructure terroriste établie. Il s’agissait plutôt de « loups solitaires » poussés à commettre des actes de violence par les contenus qu’ils avaient consultés en ligne.

Les communautés juives sont particulièrement vulnérables aux attaques car les synagogues, les centres culturels juifs et les commerces appartenant à des Juifs sont très visibles et ont toujours été ouverts au public. Les protéger contre les attaques peut s’avérer coûteux et techniquement difficile.

Bien que les pays occidentaux restent des sources de préoccupation, le profil de menace est encore plus élevé dans les pays qui partagent des frontières terrestres avec l’Iran ou qui ont connu par le passé la présence d’infrastructures terroristes du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), notamment la Turquie, l’Azerbaïdjan et les Émirats arabes unis.

Le Conseil de sécurité nationale déconseille également vivement aux Israéliens de se rendre en Jordanie, au Qatar, au Somaliland et en Égypte, y compris dans la péninsule du Sinaï. L’Arabie saoudite, le Bangladesh, la Somalie, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye et l’Algérie sont également considérés comme des destinations à haut risque.

La loi israélienne interdit à ses citoyens de se rendre en Irak, y compris dans la région du Kurdistan, au Yémen, en Iran, en Syrie et au Liban.

L’évaluation souligne également que les Israéliens peuvent potentiellement être identifiés grâce à leur comportement en ligne. Les publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles des voyageurs israéliens partagent des photos de leurs vacances peuvent parfois inclure des coordonnées GPS permettant à des agresseurs potentiels de les localiser et de les prendre pour cible.