Eisenkot et le bloc d'opposition progressent dans les derniers sondages alors que la liste des candidats aux élections israéliennes d'octobre est désormais définitive
Pas d'alliance majeure entre Eisenkot et Bennett ; Gantz se présentera seul malgré ses mauvais résultats dans les sondages
Le bloc d’opposition dirigé par Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, progresse dans les derniers sondages, alors que la liste des partis en lice pour les élections israéliennes d’octobre a été définitivement arrêtée mardi, à l’issue de la date limite d’enregistrement des partis et de dépôt des listes de candidats.
Cette date limite a donné lieu à plusieurs manœuvres de dernière minute entre les partis, même si la situation générale n’a pas connu de changement significatif. Le parti Yashar de Gadi Eisenkot n’a pas fusionné avec le parti « Together » de Naftali Bennett et Yair Lapid, malgré des discussions en cours.
Benny Gantz a également refusé de fusionner avec d’autres partis après des mois de négociations et se présentera seul avec le parti Bleu et Blanc malgré des résultats médiocres dans les sondages, tandis que le nouveau parti « Unity » de Gilad Erdan et Yuli Edelstein a déjà jeté l’éponge et ne participera finalement pas aux élections.
Under 3.25% electoral threshold✂️✂️✂️
— Israel Elects (@israel_elects) September 8, 2026
🔵Winter: 2.8%
🟣B&W: 1.3%
🟡Noam: 0.6%
🟡Haredi Community Party: 0.4%
Le dernier grand sondage publié mardi par Lazar Research/Maariv prévoit une majorité potentielle de 61 sièges à la Knesset pour l’opposition, même sans compter les partis arabes.
Ce scénario pourrait se concrétiser si la nouvelle liste commune formée par Yoaz Hendel, du Parti des réservistes, et Yaron Zelekha, du Parti économique, ajoutait ses quatre sièges prévus au bloc d’opposition actuel, ce qui est largement considéré comme plausible.
La liste commune Hendel/Zelekha a constitué l’un des principaux événements de ces derniers jours. Hendel avait initialement fusionné son parti « Les Réservistes » avec celui de l’ancien député de Bleu et Blanc, Chili Tropper. L’alliance n’ayant pas réussi à se démarquer dans les sondages et n’ayant pas franchi le seuil électoral dans la plupart des enquêtes, Tropper a quitté Hendel pour rejoindre in extremis le parti « Yashar » d’Eisenkot, occupant la sixième place sur sa liste de candidats.
Under 3.25% electoral threshold✂️✂️✂️
— Israel Elects (@israel_elects) September 7, 2026
🟣Reservists-Economic: 2.7%
🟡Haredi Community Party: 1.1%
🟣Blue & White: 1%
🔵Noam: 0.2%
🟡Place for Us All: 0.1%
Hendel et Zelekha ont également été rejoints par Einat Wilf, qui avait tenté de se présenter sous la bannière de son propre parti, « Oz », mais n’avait pas réussi à marquer les sondages de manière significative.
Du côté de la coalition, l’événement le plus marquant a été la création du nouveau parti « Le Peuple d’Israël ». Les premiers sondages indiquaient que ce nouveau parti de droite belliciste, dirigé par le général à la retraite et pratiquant Ofer Winter, ferait sombrer le Parti du sionisme religieux de Bezalel Smotrich, ce qui risquait de faire perdre à ce dernier les près de quatre mandats qu’il était censé remporter.
RZP-Zehut's candidate list.
— Israel Elects (@israel_elects) September 8, 2026
It's brutal for MK Ohad Tal, who finished 4th in RZP's primaries but fell all the way to 12th on the final list and probably won't make it back to the Knesset.
Meanwhile, MK Tzvi Sukkot, who pipped Tal by a single (!) vote in the primary, is 7th. pic.twitter.com/x3gOmG4B8I
Le ministre des Finances Smotrich a ensuite annoncé une fusion avec l’ancien pilier du Likoud Moshe Feiglin et son parti Zehut, à la fois religieux et libertaire. Selon les sondages du Maariv, ainsi qu’un sondage de Channel 12, cette fusion a permis au sionisme religieux/Zehut de dépasser le seuil électoral, tandis que le parti « Peuple d’Israël » risque désormais de se retrouver en dessous.
Malgré les manœuvres à droite, la plupart des sondages prévoient toujours que le bloc Netanyahu sera bien loin de la majorité. Selon le sondage du Maariv, ce bloc remporterait 47 sièges, contre 57 pour l’opposition, même sans les quatre sièges prévus pour le parti Hendel-Zelekha, dont le nom n’a pas encore été dévoilé.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment concentré une grande partie de ses efforts sur l’obtention du droit de nommer des candidats réservés sur la liste du Likoud, dans l’espoir d’attirer des personnalités populaires susceptibles de redynamiser la liste après quatre années difficiles au pouvoir.
Cette initiative n’a porté ses fruits que partiellement ; Netanyahu se serait heurté à de nombreux refus de la part de candidats potentiels. L’entrepreneur technologique Oren Dobronsky a même annoncé qu’il rendrait son siège après avoir initialement accepté d’occuper l’une des places réservées, bien qu’on lui ait apparemment promis un portefeuille ministériel en échange.
Today's Midgam/Chan12 poll has an undecided rate of 11.5% .
— Israel Elects (@israel_elects) September 7, 2026
🟥~3% are undecided within the Anti-Netanyahu bloc
🟦1% are undecided within the Bibi Bloc
🟪~1% are undecided between the blocs
⬜️3-4% are undecided between other parties
Au final, sept nouveaux candidats ont été annoncés mardi, parmi lesquels Jacob Bardugo, commentateur sur Channel 14 ; David Peter, avocat ayant représenté le gouvernement et défendu la nécessité de réformes judiciaires ; Eli Goldschmidt, ancien député travailliste à la Knesset ; Elisha Madan, réserviste des FDI ; Talik Gvili, mère de Ran Gvili, le dernier otage israélien à être revenu de Gaza ; et Itzik Bonzel, dont le fils Amit a été tué au combat à Gaza.
Par ailleurs, le général de brigade à la retraite Amir Avivi, fondateur du Forum israélien pour la défense et la sécurité (IDSF), se serait également vu promettre un poste ministériel, mais son nom ne figure pas sur la liste des candidats.
Netanyahu a également réussi à se débarrasser de la députée incendiaire Tally Gotliv, qui l’avait vivement critiqué ces derniers mois. Conformément à un accord entre les partis, elle se présentera comme candidate pour le parti « Puissance juive » du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
Les derniers sondages ont été réalisés avant le dépôt des listes définitives de candidats mardi. Si la donne politique globale pourrait encore évoluer de manière significative, la liste des partis et des candidats est désormais figée, ce qui permet aux électeurs d’évaluer leurs options avant les élections du 27 octobre.
Selon le dernier sondage de Channel 12, plus de 11 % des électeurs restent indécis quant au candidat qu’ils soutiendront.