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Un soldat français mort en Irak : pourquoi Paris critique-t-il Israël ?

Diplomatie française : cohérence ou double standard ?

Illustration: A fallen French soldier’s helmet and FAMAS rifle rest in the dust of the Iraqi desert near Erbil

Ce matin, la France pleure un soldat tombé dans l’extension du conflit contre l’Iran : l’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon d’infanterie alpine. Il a été tué par un drone sur une base franco-kurde près d’Erbil, au nord de l’Irak, d'après les déclarations officielles du Président Macron et l'armée française.

L’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon d’infanterie alpine

Six autres soldats ont été blessés dans ces attaques revendiquées par des milices pro-iraniennes comme la "Résistance islamique en Irak".

Ces frappes ne sont pas le fruit du hasard ; elles sont une riposte directe à l’offensive alliée visant à dégrader les infrastructures militaires iraniennes. Les troupes françaises, déployées depuis 2015 pour former les Peshmergas contre Daech, se retrouvent désormais en première ligne face à la vengeance de Téhéran.

Pendant ce temps, à Paris, la diplomatie joue une partition ambiguë. Emmanuel Macron déploie le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale, mais qualifie les frappes préventives de Washington et Jérusalem de « hors du cadre du droit international ». Un « fil tendu », selon l'Élysée. Le résultat est tragique : la dépouille d’un soldat français est rapatriée en France, tandis que Paris pointe du doigt les alliés qui tentent de détruire les réseaux mêmes qui viennent de frapper les forces françaises

Cela ressemble à une diplomatie divisée face à une menace unique. Il faut regarder la réalité en face : les troupes françaises à Erbil et Makhmour accomplissent une mission antiterroriste pure. Elles forment les Peshmergas, ces combattants kurdes dont le nom signifie « ceux qui font face à la mort », qui constituent le dernier rempart contre le retour de Daech.

Mais l’ombre de Téhéran plane sur chaque drone qui survole leurs têtes. Les proxies de l’Iran ne se contentent pas de menacer Israël ; ils déstabilisent toute la région et visent directement les intérêts occidentaux. Israël déclare être actuellement « en avance sur ses objectifs » pour détruire les centres de commandement qui alimentent le Hezbollah et ces mêmes milices en Irak. Critiquer l’État hébreu alors qu’il décapite la pieuvre dont les tentacules frappent les soldats français est une contradiction périlleuse.

Proverbes 11:14 avertit : « Là où il n’y a pas de direction, le peuple tombe ; mais le salut est dans le grand nombre des conseillers. » En s'isolant de ses alliés par une critique sélective, la France risque de laisser ses soldats sans protection claire face à l'expansionnisme iranien.

Il existe un lien indéniable entre la haine à l'étranger et la haine à domicile. Avec environ 450 000 Juifs en France, un record d’actes antisémites a été atteint. Le gouvernement français veut criminaliser l’antisionisme radical, conscient que la volonté de destruction d’Israël est le moteur de cette haine. Pourtant, sur le front diplomatique, Paris fustige l’État hébreu au lieu de soutenir sa lutte contre le régime qui finance cette idéologie mortifère partout dans le monde.

La question est primordiale : « Est-ce une question de droit international ou un pur double standard ? » L’Iran affame son peuple, arme des milices qui tuent des soldats européens et terrorise le Moyen-Orient tout en menaçant l’économie mondiale. Si Israël frappe en prévention pour empêcher une apocalypse nucléaire, est-ce vraiment « illégal » ? Pour les croyants, le Psaume 82:3-4 est sans équivoque : « Faites droit au faible et à l’orphelin... Délivrez-les de la main des méchants. » L’Iran incarne ce méchant, tant pour la France que pour Israël.

Le livre d'Esther (4:14) lance un avertissement solennel : si le monde se tait maintenant, « le secours et la délivrance surgiront d'un autre côté... mais toi et la maison de ton père, vous périrez. » La France peut-elle se permettre de diviser le camp des alliés au moment où ses propres Alpins tombent sous des drones iraniens ?

La question est brutale : la France est-elle un allié fiable qui saigne aux côtés d’Israël, ou un critique distant qui, par ses hésitations, encourage Téhéran ?

Micaël Carter vit en Israël avec son épouse et leurs trois filles, après avoir fait son alyah depuis la France en 2017. Il dirige Multiply Equip Impact, est impliqué dans le ministère et travaille dans les médias, tout en écrivant sur Israël, la foi et la région.

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