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Malgré les menaces iraniennes : l'armée israélienne annonce avoir neutralisé un complexe souterrain du Hezbollah où des dizaines de terroristes avaient résisté

Israël remet quatre autres citoyens libanais après avoir constaté l'absence de liens avec le terrorisme

 
De la fumée s'élève à la suite des frappes israéliennes sur la crête d'Ali al-Taher, à Nabatieh, au Liban, sur cette capture d'écran tirée d'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 22 août 2026. (Photo : réseaux sociaux / via Reuters)

L’armée israélienne a achevé la prise de contrôle de l’immense complexe de commandement souterrain du Hezbollah situé dans la crête d’Ali al-Taher ; les dizaines de terroristes qui s’étaient retranchés dans ce complexe ces derniers mois ont été soit tués, soit ont pris la fuite, ont déclaré vendredi les Forces de défense israéliennes (FDI).

Parallèlement, quatre autres détenus libanais ont été transférés au Liban après qu’Israël eut constaté qu’ils n’avaient aucun lien direct avec le Hezbollah. Le premier détenu avait été remis jeudi.

L'annonce des FDI fait suite à des informations selon lesquelles le régime iranien aurait menacé de frapper à nouveau Israël si les FDI attaquaient le complexe. Israël avait déclaré que ce réseau de tunnels souterrains servait de centre de commandement principal à l'unité « Badr » du Hezbollah, l'une des trois brigades régionales du Sud-Liban. Ce complexe constituait le dernier bastion restant au sein de la zone de sécurité contrôlée par Israël.

Les FDI ont indiqué que les troupes de la 36e division « ont pris le contrôle opérationnel de la zone de la crête, tant en surface qu’en sous-sol, et ont débarrassé la zone des terroristes. Certains d’entre eux ont été éliminés, tandis que d’autres ont pris la fuite. L’opération visant à neutraliser les sites d’infrastructures souterraines débarrassés des terroristes se poursuit actuellement. »

Le complexe « abritait des centres de commandement, des dépôts d’armes, des salles de générateurs, des quartiers d’habitation, des douches et une cuisine, ce qui permettait aux terroristes de mener leurs opérations de combat et de rester sous terre pendant de longues périodes. Cette infrastructure constitue un réseau souterrain stratégique construit sur plus de deux décennies, financé et planifié par le régime terroriste iranien ».

Jeudi, Reuters a rapporté que le régime iranien avait fait savoir à Washington qu’il attaquerait Israël si celui-ci menait une offensive contre le complexe, affirmant que des responsables iraniens figuraient parmi les terroristes piégés sur place. Trois responsables régionaux ont déclaré que Téhéran avait menacé de lancer une attaque de grande envergure dans ce scénario.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a averti que cela « libérerait [les FDI] de toute contrainte » et que l’armée « frapperait toutes les infrastructures – y compris les infrastructures énergétiques – et ramènerait l’Iran à l’âge de pierre et dans les ténèbres ».

Deux de ces responsables ont affirmé que plus d’une douzaine de membres des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), dont au moins deux officiers supérieurs, figuraient parmi les membres du Hezbollah piégés dans le complexe souterrain. Le Hezbollah aurait lancé plusieurs tentatives infructueuses pour approvisionner en nourriture et en eau les terroristes pris au piège.

Cependant, le correspondant militaire de Kan News, Itay Blumental, a rapporté vendredi qu’Israël avait démenti les informations selon lesquelles des officiers iraniens seraient pris au piège dans le complexe, affirmant que ces informations pourraient s’inscrire dans le cadre d’une campagne de propagande iranienne visant à empêcher la prise du complexe en établissant un lien entre les fronts libanais et iraniens et en augmentant la pression sur Israël.

Blumental a en outre indiqué qu’une fois que les Forces de défense israéliennes (FDI) auront achevé le nettoyage des infrastructures, la zone de la crête sera remise à l’armée libanaise. Les FDI ont déclaré qu’une fois l’opération terminée, elles « ajusteront leur posture défensive en fonction de l’évaluation de la situation ».

« Les soldats des FDI continueront d’opérer dans la zone de sécurité du sud du Liban et ne permettront pas à l’organisation terroriste du Hezbollah de mener des attaques terroristes à leur encontre. Toute tentative de l’organisation terroriste visant à mener une attaque contre des soldats des FDI se heurtera à une riposte. Les FDI restent attachées à l’accord de cessez-le-feu au Liban. »

Par ailleurs, le président libanais, Joseph Aoun, a remercié l’ambassadeur américain Michel Issa « pour les efforts qu’il a déployés afin d’obtenir la libération d’un certain nombre de détenus libanais en Israël ».

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé avoir facilité le retour de quatre autres citoyens libanais détenus par Israël, après la remise du premier la veille.

Jeudi, le cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que leur libération s’inscrivait « dans le cadre des négociations avec le Liban » et faisait suite à l’ordre qu’il avait donné de « redoubler d’efforts pour localiser et rapatrier les dépouilles des dirigeants de la communauté juive du Liban, qui avaient été enlevés et assassinés par des organisations terroristes au milieu des années 1980 ».