Le Hamas rejette toute ingérence internationale dans ses « affaires intérieures », mais se montre ouvert à l'idée d'une force de maintien de la paix à Gaza.
Un porte-parole du Hamas a annoncé vendredi que le mouvement accepterait une force internationale de maintien de la paix à Gaza, mais s'opposerait à toute ingérence internationale dans ses « affaires intérieures ».
« Notre position sur les forces internationales est claire : nous voulons des forces de maintien de la paix qui surveillent le cessez-le-feu, veillent à son application et servent de tampon entre l'armée d'occupation et notre peuple dans la bande de Gaza, sans s'ingérer dans les affaires intérieures de Gaza », a déclaré Hazem Qassem dans une interview accordée à l'agence de presse AFP.
Les dirigeants du Hamas s'étaient auparavant opposés au déploiement d'une force de stabilisation internationale à Gaza.
L'administration Trump a négocié un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël en octobre dernier. La « ligne jaune » divise actuellement la bande de Gaza en deux parties à peu près égales, l'une contrôlée par les forces israéliennes et l'autre par le Hamas.
Le Président américain Donald Trump a indiqué qu'il souhaitait faire avancer le processus de cessez-le-feu à Gaza, qui prévoit notamment le démantèlement du Hamas en tant que force militaire.
« Tout processus politique ou tout accord en cours de discussion concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit commencer par l'arrêt total des agressions », a déclaré jeudi le Hamas, faisant référence aux opérations militaires israéliennes à Gaza.
Le groupe terroriste a également exigé « la levée du blocus et la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, en premier lieu son droit à la liberté et à l'autodétermination ».
Depuis octobre 2025, les forces israéliennes ont répondu à de multiples violations du cessez-le-feu par des membres du Hamas qui ont tenté de franchir la ligne jaune.
Jeudi, Trump a convoqué la première réunion du « Conseil de paix » à Washington, D.C. Certains pays à majorité musulmane, dont l'Indonésie, le Maroc, l'Albanie, le Kosovo et le Kazakhstan, ont accepté d'envoyer des milliers de soldats pour rejoindre la force de stabilisation internationale (FSI), chargée de maintenir la stabilité à long terme dans la bande de Gaza.
Les habitants de Gaza seraient sceptiques quant à la présence de forces internationales sur leur territoire.
« Trump n'est qu'une force militaire qui impose ses vues au monde, et ce conseil de sécurité dont il se vante n'est qu'une autre porte d'entrée vers l'occupation de la Palestine, un autre visage de l'occupation sioniste », a déclaré un habitant, Farid Abu Odeh, dans une interview à l'AFP.
Le cessez-le-feu à Gaza stipule que le Hamas doit déposer les armes avant que les forces israéliennes ne se retirent du territoire. Cependant, le Hamas a jusqu'à présent refusé de rendre les armes.
Les pays qui ont promis d'envoyer des troupes au FSI ont souligné que leurs forces n'engageraient pas de combat contre les combattants du Hamas à Gaza. Israël a indiqué qu'il recourrait à l'action militaire pour désarmer le Hamas si les efforts diplomatiques de la communauté internationale échouaient.
« Le Hamas doit être désarmé. Cela inclut toutes ses armes ; son infrastructure terroriste, son réseau de tunnels souterrains et ses installations de production d'armes doivent tous être démantelés. Comme le souligne le plan, il doit également y avoir un processus fondamental de déradicalisation. L'infrastructure qui endoctrine les enfants palestiniens à haïr et à tuer les Juifs, dans les institutions éducatives et religieuses, ne devrait plus exister », a déclaré le Ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, lors de la réunion du Conseil de paix.
Le Staff de All Israel News est une équipe de journalistes en Israël.