La Colombie reconnaît la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, devenant ainsi le deuxième pays au monde à le faire, après les États-Unis
La Colombie est devenue lundi le deuxième pays au monde à reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, affirmant que « le contrôle et la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan constituent un élément essentiel de sa défense nationale ».
Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, qui a assisté la semaine dernière à l’investiture du nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, connu pour ses positions ouvertement pro-israéliennes, a salué cette décision.
« Je remercie la Colombie et mon cher ami, le président colombien Abelardo de la Espriella, pour sa décision historique de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, à la suite de notre rencontre à Barranquilla, en Colombie, jeudi dernier. »
Sa’ar a souligné qu’il s’agissait de l’une des premières décisions prises par le nouveau président, et qu’elle « démontrait son leadership, ses valeurs et son engagement envers Israël et la sécurité d’Israël ».
Le plateau du Golan est un plateau basaltique surplombant la mer de Galilée, ou Kinneret, dans le nord d’Israël. Cette région a été conquise par Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967 et officiellement annexée en 1981.
« Israël est un petit pays dépourvu de profondeur stratégique », a rappelé Sa’ar, expliquant que « des frontières défendables sont essentielles pour garantir la pérennité du peuple juif dans notre patrie historique. Je continuerai à œuvrer pour que davantage de pays rejoignent les États-Unis, sous la présidence de Trump, et la Colombie, sous la présidence de de la Espriella, en reconnaissant la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, où la loi israélienne a été appliquée il y a 45 ans. »
De manière générale, la communauté internationale considère ce plateau comme un territoire syrien sous occupation israélienne. Cependant, l’administration Trump a reconnu la souveraineté d’Israël sur ce territoire en 2019, et l’administration Biden a par la suite confirmé cette décision en 2021.
Dans un communiqué, le ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré que sa décision avait été prise « compte tenu de l’instabilité régionale persistante au Moyen-Orient et de l’importance stratégique du plateau du Golan pour la sécurité d’Israël », soulignant également le droit d’Israël à se protéger contre les menaces extérieures.
I thank Colombia and my good friend, Colombian President Abelardo de la Espriella @ABDELAESPRIELLA, for his historic decision to recognize Israeli sovereignty over the Golan Heights, following our meeting in Barranquilla, Colombia, last Thursday.
— Gideon Sa'ar | גדעון סער (@gidonsaar) August 10, 2026
With this, one of his first… https://t.co/wisVitfs8J
« Depuis des décennies, Israël est confronté à des défis sécuritaires persistants et existentiels le long de ses frontières. Ces menaces se sont considérablement intensifiées ces dernières années, pour aboutir aux terribles attentats terroristes du 7 octobre, qui ont mis en évidence la gravité et la nature changeante des dangers auxquels est confronté le peuple israélien », a déclaré le ministère.
« Dans ce contexte de sécurité régionale, la Colombie reconnaît que le maintien du contrôle et de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan constitue un élément essentiel de sa défense nationale et de sa capacité à protéger et à préserver ses citoyens. »
De la Espriella a promis de rompre radicalement avec la position anti-israélienne de son prédécesseur, Petro, s’engageant au contraire à restaurer l’« alliance historique » entre les deux pays.
« La Colombie reprendra également une position sérieuse et responsable sur la scène internationale, y compris au sein du système des Nations unies, et retirera son intervention dans l’affaire portée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice », a déclaré de la Espriella jeudi dernier.
Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont également convenu de la nomination immédiate et réciproque d’ambassadeurs, de la suppression mutuelle des obligations de visa, ainsi que de l’ouverture d’une ambassade colombienne à Jérusalem, tout en suspendant les projets d’ouverture d’une ambassade à Ramallah.
La question de la souveraineté sur le plateau du Golan a fait régulièrement la une de l’actualité ces dernières années. Le nouveau président syrien, Ahmad al-Sharaa, était connu sous le nom d’al-Jolani à l’époque où il était un terroriste islamiste. Ce nom fait référence aux origines de sa famille dans le Golan.
United Nations Secretary-General António Guterres is the first UN chief to visit Syria since his predecessor Ban Ki-moon in 2009, two years before the start of Syria's civil war.
— euronews (@euronews) July 25, 2026
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Bien qu’il se soit montré disposé à négocier un accord de sécurité avec Israël sous la pression des États-Unis, Sharaa a souligné à plusieurs reprises que la Syrie continuait de considérer le Golan comme faisant partie de son territoire, tout en précisant qu’il ne cherchait pas à entrer en confrontation militaire avec Israël.
Après que Sharaa eut renversé le régime d’Assad fin 2024, Israël s’est emparé d’une nouvelle bande de territoire comprenant l’ancienne zone démilitarisée, ainsi que le sommet du mont Hermon, par mesure de précaution contre toute menace pesant sur la frontière du Golan. Depuis, les Forces de défense israéliennes (FDI) occupent cette zone en tant que zone de sécurité.
Lors d’une visite en Syrie le mois dernier, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié d’« inacceptables » les « violations manifestes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie » commises par Israël.
« Je tiens à rappeler à la communauté internationale que le plateau du Golan est un territoire syrien », a-t-il souligné, ajoutant qu’il souhaitait « un avenir placé sous le signe de la paix, de la dignité et des opportunités, tel que le définiront les Syriens eux-mêmes ».