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Une équipe du Conseil de la paix pour Gaza va mener une enquête afin de repérer des sites où le Hamas pourrait remettre ses armes

 
Des membres des Brigades Al-Qassam remettent des otages israéliens au Comité international de la Croix-Rouge, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Rafah, le 22 février 2025.(Photo : Abed Rahim Khatib / Flash90)

Le gouvernement israélien a autorisé une équipe américaine affiliée au Conseil de la paix à entrer dans la bande de Gaza dans les prochains jours, dans le cadre d’une opération visant à cartographier des sites où le Hamas pourrait déposer ses armes dans le cadre d’un plan de désarmement, a rapporté plus tôt cette semaine le média public Kan News.

Selon le reportage de Kan, l’équipe américaine entrera dans le sud de la bande de Gaza, dans les zones situées au-delà de la « ligne jaune » à Rafah et Khan Younis, sous contrôle de Tsahal, afin de repérer des sites susceptibles d’accueillir des complexes permettant aux Gazaouis armés de remettre leurs armes en toute sécurité, sous la surveillance de Tsahal.

Cette initiative permettrait au plan de paix en 20 points du président américain Donald Trump d’avancer, après plusieurs mois marqués par une absence presque totale de progrès.

Le Conseil de la paix prévoit de passer à une phase de reconstruction d’envergure après les élections israéliennes et américaines, a rapporté le quotidien britannique The Telegraph, citant des sources « bien informées ».

« Ce n’est pas comme si nous n’avancions pas. Il y a des progrès. Beaucoup de choses se passent, mais peut-être rien qui puisse être perçu de l’extérieur comme une “avancée majeure” avant les élections », a déclaré une source citée par le journal.

Selon ce reportage, le désarmement du Hamas et la mise en place de nouveaux dispositifs de sécurité après ce désarmement figurent parmi les questions non résolues qui empêchent la reconstruction.

D’après Walla News, des responsables israéliens de la défense ont exprimé leur inquiétude face aux pressions américaines en faveur de la reconstruction de la bande de Gaza, destinée à concrétiser le projet de « jour d’après ». Ces responsables estiment qu’il existe un écart considérable entre les efforts continus du Hamas pour réhabiliter son infrastructure terroriste et la volonté des États-Unis de lancer les travaux de reconstruction.

Toutefois, dans une déclaration publiée mardi à l’occasion du premier anniversaire du plan de paix de Trump, le département d’État américain a dressé un bilan mesuré de la situation.

Tout en soulignant plusieurs avancées, notamment la libération des otages, l’augmentation de l’aide acheminée vers la bande de Gaza et l’arrêt des combats actifs, le département d’État a reconnu : « La reconstruction de Gaza sera un processus difficile qui s’étendra sur plusieurs années, et sa mise en œuvre sera complexe. »

« Mais nous réalisons de réels progrès vers une Gaza démilitarisée, où les Palestiniens pourront vivre sans être gouvernés par le Hamas et où Israël pourra bénéficier d’une sécurité véritable et durable », conclut le communiqué.

Aux termes de l’accord, le retrait israélien de la bande de Gaza est conditionné au désarmement du Hamas, qui a précédemment déclaré être disposé à remettre ses armes à une tierce partie.

Le Hamas aurait exigé que cette tierce partie entrepose les armes à l’intérieur de la bande de Gaza, une condition qu’Israël refuse d’accepter.

« Il y a deux mois, le Hamas tentait encore de donner une fausse impression de sa volonté de se désarmer ; aujourd’hui, il ne fait même plus cet effort et concentre plutôt ses activités sur les préparatifs en vue d’une reprise des combats », a déclaré un responsable de la sécurité à Walla News.

Des responsables de Tsahal estiment que la situation dans la bande de Gaza risque de connaître une escalade, alors que la branche militaire du Hamas tente de se reconstituer, notamment en recrutant de nouveaux membres et en organisant des entraînements.

Selon les responsables cités par Walla, des membres du Hamas continuent de mener des activités de confrontation avec Tsahal le long de la « ligne jaune ».

Parallèlement, Tsahal et le Shin Bet continuent de mener en moyenne deux à trois éliminations ciblées par jour contre des commandants du Hamas et des terroristes dans la bande de Gaza, notamment des individus impliqués dans les attaques du 7 octobre.

Une source sécuritaire de haut rang a déclaré à Kan News que Washington exerce de fortes pressions sur Israël pour qu’il fasse avancer le plan de paix, malgré ses réserves. Bien que le Hamas ait indiqué aux responsables américains qu’il avait l’intention de remettre ses armes, les responsables israéliens estiment qu’en réalité, le mouvement s’efforce de rétablir son emprise sur les zones qu’il contrôle.

Les responsables de la sécurité ont recommandé de s’opposer à toute opération de reconstruction tant que le Hamas n’aura pas été effectivement désarmé et que la bande de Gaza n’aura pas été débarrassée de ses infrastructures terroristes, de ses armes et de ses terroristes.