Un soldat israélien tué dans un accident de Humvee alors que l'armée israélienne maintient une zone de sécurité dans le sud du Liban
Source militaire israélienne : les Forces de défense israéliennes ne se retireront pas du sud du Liban avant plusieurs années
Le capitaine Eliav Haim Tzapalamus, âgé de 21 ans, a trouvé la mort jeudi dans un accident survenu dans le sud du Liban, ont annoncé les Forces de défense israéliennes (FDI), alors que l’armée israélienne continue de contrôler une zone de sécurité s’étendant le long de la frontière afin d’empêcher le retour du Hezbollah.
Tzapalamus servait en tant qu’officier de combat au sein de la 7e brigade des FDI. Il a été tué et trois autres soldats ont été légèrement blessés lorsque leur Humvee s’est renversé dans le sud du Liban.
« Nous pleurons tous la perte du capitaine Eliav Haim Tzapalamus et prions pour le rétablissement des trois autres soldats blessés lors de ce grave accident survenu dans le sud du Liban », a déclaré jeudi soir le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Tzapalamus est le 41e soldat des FDI tué au combat contre le Hezbollah depuis le début de la dernière escalade, fin février. Un sous-traitant civil travaillant pour le ministère de la Défense a également été tué.
Le front est resté relativement calme ces derniers mois, les troupes de l’armée israélienne maintenant la zone de sécurité tout en poursuivant la recherche et la destruction des infrastructures du Hezbollah, au milieu d’échanges de tirs occasionnels et de frappes aériennes contre des menaces.
Le média libanais Naharnet a fait état jeudi de tirs d’artillerie israéliens dans plusieurs localités de la zone, notamment à Mais al-Jabal, Haddatha et Beraashit. Des explosions, qui auraient visé des infrastructures du Hezbollah, ont également été entendues à Kafr Kela, Taybeh et al-Khiam.
Les FDI n’ont ni confirmé ces informations ni annoncé d’autres incidents significatifs ces derniers jours.
Jérusalem et Beyrouth ont signé en juin un accord-cadre de cessez-le-feu négocié par les États-Unis, visant à désarmer le Hezbollah et exigeant un retrait israélien à mesure que l’armée libanaise se déploie dans ces mêmes zones.
Les deux parties ont convenu d’entamer le processus dans plusieurs « zones pilotes », mais les responsables israéliens ont averti que l’initiative avait déjà échoué, arguant que l’armée libanaise s’était montrée incapable d’empêcher le Hezbollah de revenir dans ces zones.
Une source au sein des FDI a déclaré à Sky News Arabia que des infrastructures terroristes subsistaient « partout » au sud de la ligne de cessez-le-feu et que les opérations de recherche se poursuivraient pendant des années. La source a également accusé l’armée libanaise de ne pas remplir son rôle dans les zones pilotes.
Kan News a rapporté cette semaine que le Hezbollah avait réussi à s’infiltrer dans ces zones sous couverture civile. Selon le Centre de recherche Alma, un groupe de réflexion spécialisé dans les questions de sécurité, deux organisations civiles affiliées au Hezbollah, l’Organisation islamique de la santé et l’Association Wataawano, sont entrées dans la ville de Zawtar al-Gharbiyeh pour fournir des services médicaux, installer des structures mobiles servant de bureaux temporaires au conseil local et de centre de distribution alimentaire, et gérer une cuisine
« Même lorsque l’État fournit des budgets et des ressources, l’organisme qui transfère une partie de l’aide directement aux habitants est le Conseil du Sud, en apparence une institution d’État, mais qui, dans la pratique, sert de mécanisme d’influence et de contrôle pour Amal et le Hezbollah au Sud-Liban », a déclaré Alma.
Une personnalité politique libanaise a confirmé : « L’État libanais ne fait pas ce qu’il est censé faire. Si le Hezbollah s’installe partout où Israël se retire, cela ne fait que montrer à quel point la question du désarmement du Hezbollah est cruciale, avant même le retrait israélien. »
Le Hezbollah s’appuie depuis longtemps sur des services civils pour conserver le soutien de sa base chiite, en particulier dans le Sud-Liban. Ces derniers mois, cependant, le financement de ces activités s’est amenuisé en raison de l’intensification des efforts déployés par les gouvernements libanais et syrien pour lutter contre la contrebande.
Cette semaine, Reuters a rapporté qu’une cargaison de 200 millions de dollars en espèces était arrivée au Liban en provenance d’Iran malgré ces efforts. Cet argent était censé venir en aide aux familles libanaises déplacées par la guerre avec Israël, avec un versement initial de 3 000 dollars prévu pour chacune des quelque 50 000 familles dont les villages ont été détruits ou sont inaccessibles en raison de la présence des Forces de défense israéliennes (FDI).
Washington conteste toutefois les affirmations du Hezbollah. Le porte-parole du Département d’État américain, Tommy Pigott, a déclaré que cet argent « n’existe pas » et a accusé le Hezbollah de « tenter de sauver la face avec de fausses informations concernant des afflux d’argent en provenance d’Iran ».
Un porte-parole du Département d’État a déclaré au média saoudien Al Hadath : « Le Hezbollah ne se remettra jamais sous l’administration Trump, et il ne sera pas en mesure de reconstruire son infrastructure terroriste. »