Un Israélien sur cinq souffre d’une détresse psychologique persistante, trois ans après l’attaque du 7 octobre, selon un rapport
Trois ans après les attaques du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, un Israélien sur cinq souffre d’une détresse psychologique importante affectant son fonctionnement quotidien, selon une nouvelle enquête du Baromètre national de la santé mentale, publiée par l’Institut de recherche des services de santé Clalit et l’Institut israélien Myers-JDC-Brookdale (MJB).
Les résultats font état de symptômes importants d’anxiété, de dépression ou de trouble de stress post-traumatique (TSPT). L’étude révèle également que les jeunes femmes constituent le groupe démographique le plus susceptible de souffrir d’une détresse psychologique persistante. Par ailleurs, les chiffres rapportés sont nettement supérieurs aux niveaux considérés comme « normaux » en matière de détresse psychologique et de traumatismes.
Selon l’étude du MJB, 15 % des personnes interrogées ont été directement exposées aux attaques du 7 octobre ou à leurs conséquences. Il s’agit notamment de personnes présentes dans la région frontalière de Gaza le jour des attaques ou immédiatement après, ou connaissant personnellement quelqu’un qui a été tué, blessé ou pris en otage.
Le rapport souligne également qu’au cours des trois dernières années, les Israéliens ont été exposés à plusieurs reprises à des attaques à la roquette, aux missiles et aux drones, obligeant nombre d’entre eux à se réfugier dans des abris. L’exposition généralisée à des vidéos et à des images d’atrocités et de violences pourrait également contribuer à cette détresse psychologique persistante.
« Les données démontrent une nouvelle fois à quel point le 7 octobre a constitué un événement sans précédent à l’échelle mondiale, compte tenu de l’ampleur de l’exposition de la population aux traumatismes, tant directement qu’indirectement, par le biais de vidéos et de contenus médiatiques bouleversants », déclare le professeur Ran Balicer, directeur général adjoint et responsable de la division de l’innovation des services de santé Clalit.
« Il nous reste beaucoup à faire pour continuer à développer les services de santé mentale, lever les obstacles à leur accès et rendre les traitements préventifs et diversifiés plus accessibles, en les adaptant spécifiquement aux groupes à risque. »
Les chercheurs ont également souligné la pression exercée sur les réseaux de soutien social, notant que les événements récents ont rendu plus difficile, pour certaines personnes, le maintien de leurs relations et de leurs activités sociales.
« L’une des questions particulièrement préoccupantes concerne les répercussions sur la vie sociale des individus. Les gens réduisent leurs activités de loisirs, peinent à maintenir des relations étroites et, dans certains cas, s’isolent davantage, précisément au moment où la famille, les amis, les habitudes quotidiennes et les activités figurent parmi les principales sources de soutien qu’ils identifient eux-mêmes comme les aidant à faire face à la situation », explique Hadar Samuel, chercheuse au sein de l’équipe chargée des politiques de santé de l’Institut MJB.
« Comme nous nous y attendions, la majorité de la population se rétablit. Parallèlement, un nombre important de personnes continuent de lutter et de se battre. Il est donc essentiel de poursuivre le soutien qui leur est apporté grâce aux approches existantes, tout en diversifiant les solutions et en proposant de nouvelles façons de faire face aux difficultés. »
Hadar Samuel souligne que le renforcement des liens familiaux, communautaires et des réseaux sociaux est essentiel pour aider les Israéliens à faire face aux conséquences psychologiques de la guerre, parallèlement à l’amélioration de l’accès aux soins en santé mentale.
Prenez un instant pour vous joindre à tous ceux qui prient pour Israël en ce moment même : ajoutez votre lumière sur la carte de prière en direct d'un simple clic sur prayforisrael.live.