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L’économie israélienne affiche une croissance de près de 10 % malgré la guerre et les pressions internationales

 
Des personnes font leurs achats au centre commercial Malha, à Jérusalem, le 29 mars 2026. (Photo : Noam Revkin Fenton/Flash90)

L’économie israélienne continue de croître malgré trois années de guerre sur plusieurs fronts et une pression internationale croissante, notamment des appels au boycott d’Israël, selon de nouvelles données publiées par la Banque d’Israël.

Cette guerre, la plus longue de l’histoire moderne d’Israël, a coûté la vie à plus de 2 000 civils et soldats israéliens et engendré des milliards de dollars de pertes économiques. Malgré cela, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de près de 10 % depuis l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, selon les dernières données économiques.

La Bourse israélienne a également enregistré des gains importants. L’indice de référence TA-35 de la Bourse de Tel-Aviv, qui regroupe 35 grandes entreprises, a progressé d’environ 130 % au cours des trois dernières années. L’indice TA-125, qui suit 125 grandes entreprises israéliennes, a gagné environ 120 % sur la même période.

Depuis octobre 2023, ces deux indices ont surperformé les principaux indices boursiers américains. Le S&P 500, qui regroupe 500 grandes entreprises américaines, a progressé d’environ 80 %, tandis que le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a gagné quelque 101 %. Bien que les marchés américains aient eux aussi enregistré des hausses importantes, ils sont restés en retrait par rapport aux principaux indices israéliens sur cette période.

Malgré ces performances, la guerre a lourdement pesé sur l’économie. Selon les estimations de la Banque d’Israël, le conflit avait réduit la production économique du pays d’environ 177 milliards de shekels, soit quelque 58 milliards de dollars, à la fin de 2025. Cette perte représentait environ 8,6 % du PIB annuel israélien, qui dépassait les 600 milliards de dollars en 2025.

Néanmoins, les prévisions économiques suggèrent qu’Israël pourrait bénéficier d’une diminution durable des hostilités régionales. En décembre 2025, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoyait une reprise économique à la suite du cessez-le-feu à Gaza conclu en octobre 2025 sous l’égide des États-Unis.

« Le secteur privé sera le moteur de l’expansion économique à mesure que les dépenses militaires diminueront », a indiqué l’OCDE dans son rapport sur l’économie israélienne. « Les investissements seront soutenus par les projets accumulés pendant la guerre, tandis que l’amélioration de la confiance des ménages, dans un contexte plus pacifique, favorisera la consommation privée. »

Le secteur technologique israélien demeure un moteur essentiel de la croissance économique et des exportations. Selon l’Autorité israélienne de l’innovation (IIA), les exportations de haute technologie du pays ont atteint 85 milliards de dollars en 2025, soit environ 58 % du total des exportations israéliennes. Cette croissance a été principalement portée par les logiciels et d’autres produits technologiques destinés aux marchés civils.

L’industrie de défense a également contribué de manière significative à la progression des exportations israéliennes. Les guerres en Ukraine, à Gaza, au Liban et en Iran ont accru la demande internationale de technologies militaires israéliennes, notamment de systèmes de défense aérienne. Parmi les pays clients figurent l’Allemagne, la Grèce et la Finlande.

En mars, Israël aurait dépassé le Royaume-Uni pour devenir le septième exportateur d’armes au monde, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI). Par ailleurs, les exportations israéliennes de matériel de défense ont atteint le montant record de 19,2 milliards de dollars en 2025, selon les données de l’industrie israélienne de défense. Cela représente une hausse de près de 30 % par rapport à 2024 et constitue un cinquième record annuel consécutif.