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L'armée israélienne lance des frappes après une « violation flagrante du cessez-le-feu » par le Hezbollah qui a fait deux morts et quatre blessés parmi les soldats

Israël a émis son premier avis d'évacuation depuis plusieurs semaines ; l'armée israélienne aurait appelé à une réponse plus ferme

 
Un avion de chasse israélien aperçu dans le ciel au-dessus du centre d'Israël. 8 juillet 2026. (Photo : Nati Shohat/Flash90)

Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont déclaré avoir lancé mercredi des « frappes précises » dans le sud du Liban à la suite d’une violation « flagrante » du cessez-le-feu par le Hezbollah, jetant ainsi une ombre sur les pourparlers en cours entre Beyrouth et Jérusalem à Rome, en Italie.

Jeudi, les FDI ont annoncé que deux soldats de réserve avaient été tués lorsqu'un engin explosif a explosé au cours d'opérations menées par les FDI dans la ville de Majdal Zoun. Il s'agit du major (réserve) Harel Birenstock (34 ans), commandant de compagnie originaire de Nokdim, et du sergent-major (réserve) Tamir Vaknin (33 ans), originaire d'Eilat.

Quatre autres soldats ont été grièvement blessés et transportés d’urgence à l’hôpital. Selon Army Radio, l’incident s’est produit alors qu’une force de l’armée israélienne appartenant à la 55e brigade de combat procédait au nettoyage de la zone des infrastructures du Hezbollah.

Le reportage cite également une source haut placée des services de sécurité qui a indiqué qu’Israël considérait cette explosion comme une violation du cessez-le-feu, bien que l’armée israélienne ne sache pas encore avec certitude à quel moment l’engin avait été placé dans le bâtiment.

En riposte immédiate, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont lancé des tirs d’artillerie et des frappes aériennes contre des cibles du Hezbollah dans la région. Plus tard, les FDI ont appelé les habitants du village d’al-Mansouri, situé dans la zone de sécurité près de la côte, à évacuer les lieux avant les frappes à venir.

La zone de sécurité était censée être vide de tout civil, bien que des informations libanaises laissent entendre que certains habitants ont commencé à regagner leurs foyers malgré la présence continue des FDI.

Une source militaire a déclaré à Ynet News que le village « est situé dans la zone de sécurité sous contrôle des FDI, où se poursuivent des opérations militaires mettant en danger la vie des civils libanais. Les FDI les ont évacués afin d’assurer leur sécurité. Les civils sont arrivés sous la protection de l’armée libanaise, qui a mis en place un poste de contrôle dans la région, en violation des accords ».

Doron Kadosh, correspondant militaire de la Radio de l’Armée, a fait remarquer que ce village n’est qu’à un kilomètre de Majdal Zoun : « Les deux se trouvent dans la zone de sécurité, que l’armée israélienne est censée contrôler et dans laquelle elle est censée empêcher les civils d’entrer, même s’il n’y a pas de présence permanente de l’armée israélienne sur place. »

« Si des civils sont récemment revenus dans le village d’Al-Mansouri, il n’est pas inconcevable que des terroristes du Hezbollah aient également réussi à s’y rendre — et à s’approcher à seulement un kilomètre de Majdal Zoun », ce qui leur aurait peut-être permis d’y poser la bombe au cours des dernières semaines.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué par la suite qu’une frappe israélienne sur une cible à Tebnine avait fait un mort et douze blessés.

Selon Ynet News, les responsables de la sécurité et le Premier ministre Benjamin Netanyahu discutent toujours de l’opportunité de lancer des frappes plus puissantes au Liban, ce que l’armée aurait demandé mais que Netanyahu aurait rejeté, pour l’instant.

Par ailleurs, le cycle de négociations de cette semaine entre Israël et le Liban, le septième au total, s’est poursuivi à Rome, en Italie, la chaîne libanaise LBCI qualifiant l’atmosphère de « délicate et sensible ».

Les principaux sujets abordés ont été les zones pilotes pour le retrait israélien, un cessez-le-feu total, la démolition des infrastructures terroristes et la destruction de villages dans le sud du Liban.

La séance de mercredi s’est terminée plusieurs heures plus tôt que prévu, sur fond d’informations contradictoires quant à la cause de cette interruption.

Une source israélienne a déclaré au Times of Israel que l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, avait demandé aux médiateurs américains de suspendre les pourparlers mercredi en raison de la divulgation par la délégation libanaise de fausses informations aux médias libanais.

Un responsable du Département d’État américain a par la suite confirmé à l’AFP que les pourparlers s’étaient terminés plus tôt que prévu, mais a apparemment imputé la responsabilité aux frappes israéliennes en évoquant des « événements sur le terrain ».

« Les discussions ont porté sur toute une série de questions politiques et militaires et ont été extrêmement productives. Les équipes techniques ont progressé dans la définition des détails clés relatifs à la mise en œuvre du cadre trilatéral », a déclaré le responsable du Département d’État.

Les pourparlers devaient reprendre jeudi comme prévu.

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