Une mise en garde du Shin Bet pousse Israël à reporter la prochaine phase du plan de Trump pour Gaza
Israël n’a pas encore donné son accord officiel au plan pour Gaza du président américain Donald Trump, en raison de renseignements suggérant que le Hamas cherche à limiter la capacité d’action militaire d’Israël.
Israël craint que le passage proposé à la phase 2 ne restreigne sa liberté d’action militaire avant même que le Hamas n’ait réellement démontré sa volonté de désarmer, ce qui exposerait Israël au risque de négociations interminables.
Selon The Jerusalem Post, le directeur de l’Agence de sécurité israélienne (Shin Bet), David Zini, a averti les ministres que le Hamas pourrait utiliser le processus de démilitarisation proposé pour prolonger les négociations et limiter la liberté d’action d’Israël, plutôt que de renoncer véritablement à ses capacités militaires.
Zini a déclaré qu’il estimait que le Hamas « traînait les pieds » et « attendait les élections, après quoi il verrait bien ce qui se passerait ». Israël doit tenir des élections le 27 octobre de cette année.
Le principal point de discorde concerne la période de 14 jours proposée pour préparer la mise en œuvre de la phase suivante.
Selon des responsables israéliens cités par le Post, les ministres du gouvernement se sont largement opposés à toute mesure susceptible d’indiquer qu’Israël était entré dans cette période de 14 jours, ce qui impliquerait des restrictions sur les opérations militaires israéliennes, y compris les frappes ciblées contre des membres du Hamas.
Walla a également rapporté qu’Israël n’avait ni signé ni approuvé officiellement la feuille de route de démilitarisation du Conseil pour la paix (BoP) et avait soulevé d’importantes objections aux conditions proposées.
Le BoP a publié la semaine dernière une feuille de route en 15 points qui appelle les deux parties à remplir leurs obligations restantes au titre de l’accord précédent avant de finaliser les mécanismes de mise en œuvre de la phase 2 au cours d’une période de 14 jours.
Le statut de la force multinationale proposée reste en suspens. Alors que le cabinet de sécurité a approuvé fin juillet un cadre juridique pour une Force internationale de stabilisation comptant environ 200 membres, chaque contingent national devrait encore faire l’objet d’une autorisation distincte de la part d’Israël, selon Reuters.
Le Post a rapporté qu’un document distinct régissant le déploiement de la force n’avait toujours pas été signé en raison d’objections israéliennes, et qu’Israël n’avait pas officiellement autorisé son entrée dans le cadre des nouvelles dispositions.
Dans le même temps, le Post a appris que le gouvernement avait approuvé l’entrée d’environ 200 membres de la force suite à des pressions américaines.
Ces informations suggèrent qu’il existe une distinction entre l’approbation de principe par Israël du cadre juridique de la force et l’autorisation finale de son déploiement et de ses modalités opérationnelles.
Les préparatifs menés par les pays susceptibles de fournir des troupes se poursuivent néanmoins.
Le Parlement ougandais a voté jeudi pour autoriser le déploiement de troupes à Gaza si nécessaire, dans le cadre de la force internationale.
Reuters a indiqué que le plan plus large de Trump restait au point mort, sans calendrier précis quant à la date à laquelle la force serait effectivement déployée.
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