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Près de 29 % des étudiants israéliens envisagent de quitter le pays après l’obtention de leur diplôme, selon une enquête

 
Photo d’illustration – Des étudiants à l’université Ben Gourion, à Beer-Sheva, le 4 novembre 2025. (Photo : Liron Moldovan/Flash90)

Près de 29 % des étudiants israéliens envisagent de quitter le pays après l’obtention de leur diplôme afin de trouver de meilleures perspectives à l’étranger, selon une nouvelle enquête publiée dimanche par l’Union nationale des étudiants israéliens, à l’occasion de la rentrée universitaire.

L’enquête révèle qu’un étudiant israélien dépense en moyenne 6 907 shekels (environ 2 226 dollars) par mois pour couvrir ses dépenses, notamment le logement, l’alimentation et les transports. Bien que 81 % des étudiants travaillent pendant leurs études, près de la moitié d’entre eux bénéficient également d’une aide financière de leurs parents, tandis que 31 % vivent toujours au domicile familial.

Parmi les étudiants qui envisagent de quitter Israël après leurs études, 79 % citent le coût de la vie comme principale raison de leur décision, tandis que 46 % évoquent la situation sécuritaire.

Environ 67 % des étudiants déclarent ne pas parvenir à épargner régulièrement chaque mois, et 38 % estiment qu’ils ne pourront jamais acheter leur propre logement.

Le revenu mensuel moyen des étudiants qui travaillent tout en poursuivant des études universitaires s’élève à 6 235 shekels (environ 2 010 dollars), pour une moyenne de 97 heures de travail par mois, soit moins de 21 dollars de l’heure. Près de la moitié des étudiants actifs occupent un emploi en rapport avec leur domaine d’études.

Comme leurs homologues américains, de nombreux étudiants israéliens contractent des prêts pour financer leurs dépenses pendant leurs études. Parmi ceux qui ont emprunté, 61 % ont une dette supérieure à 20 000 shekels (environ 6 450 dollars), tandis que l’endettement moyen lié aux prêts étudiants avoisine les 50 000 shekels (environ 16 100 dollars).

Les difficultés financières affectent également la poursuite des études. Selon l’enquête, 33 % des étudiants ont envisagé d’abandonner leur cursus au cours de l’année écoulée en raison des difficultés à concilier leurs dépenses mensuelles et leurs études. Par ailleurs, 22 % ont déclaré avoir rencontré des problèmes de santé mentale qui les ont amenés à envisager un abandon.

L’enquête s’est également penchée sur les difficultés rencontrées par les réservistes de Tsahal ayant repris leurs études après avoir servi pendant la guerre « Épées de fer », déclenchée en octobre 2023. Au total, 64 % des réservistes interrogés ont déclaré avoir rencontré des difficultés à retrouver le rythme de la vie universitaire.

Près de la moitié des réservistes ayant repris leurs études estiment que leurs camarades, leurs professeurs et leur entourage ne comprennent pas leur vécu et peinent à se mettre à leur place. Beaucoup font également état de difficultés importantes pour rattraper les cours et les travaux manqués pendant leur service militaire, malgré des aménagements tels que des délais supplémentaires pour les devoirs, des dispenses d’assiduité et des sessions d’examens spéciales.

Une autre source de préoccupation concerne ce que les réservistes considèrent comme une répartition inégale des obligations militaires et du service de réserve. Quelque 38 % d’entre eux affirment que leur motivation à répondre à une prochaine convocation a été affaiblie.

L’enquête révèle également que 38 % des étudiants estiment que leurs cours ne les préparent pas suffisamment au marché du travail de demain, notamment face aux transformations liées à l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle.

Elisheva, une étudiante israélienne anglophone de l’Université hébraïque de Jérusalem, a déclaré à ALL ISRAEL NEWS que, malgré les véritables difficultés financières auxquelles les étudiants sont confrontés, les obstacles liés à la construction d’un avenir ne sont pas propres à Israël.

Sa famille a quitté la Floride pour s’installer en Israël alors qu’elle avait neuf ans. Selon elle, les étudiants qui partent à l’étranger à la recherche de meilleurs emplois et de logements plus abordables risquent de rencontrer des difficultés financières similaires ailleurs, notamment en raison de l’endettement lié aux études.

« À mon avis, si un étudiant israélien obtient son diplôme et part en Europe, au Canada, aux États-Unis ou ailleurs pour trouver un meilleur emploi et acheter un logement, il rencontrera exactement les mêmes problèmes qu’ici, car l’économie est en difficulté partout dans le monde en ce moment », a-t-elle expliqué.

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