Quand le diable ne se déguise plus
Lorsque les gros titres du journal du matin annoncent : « Des enfants iraniens recrutés pour le sacrifice de soi au nom de la République islamique », on comprend que le diable ne se cache plus !
Y a-t-il encore quelqu’un d’assez naïf pour croire, comme l’ont dit un jour George W. Bush et d’autres dirigeants mondiaux, que « l’islam est une religion de paix » ? Et même s’ils précisent parfois qu’ils font référence à un islam « modéré », n’assistons-nous pas à un glissement spectaculaire vers une version extrême, violente et radicale de cette foi, qui remplace l’ancienne variante, quelle qu’elle ait pu être ?
Après tout, quel Dieu exige la mort sacrificielle d’enfants innocents qui n’ont guère eu l’occasion d’explorer le sens de la vie ? Qui est cette divinité qui se moque éperdument du bien-être de sa création ? Et comment les parents sont-ils censés vénérer un être divin dont la soif de sang n’est assouvie que lorsque leurs enfants deviennent les agneaux innocents placés sur l’autel du sacrifice ?
Si vous ne saviez rien de l’islam, ni de la nation qui s’est définie en adoptant son nom pour désigner son régime, ces gros titres suffisent à révéler que le diable se cache bel et bien dans les détails !
Selon l’Agence iranienne d’information sur le travail, « les enfants de moins de 15 ans recevront bientôt une formation pour rejoindre la campagne Janfada (sacrifice de soi) de la République islamique d’Iran. Des jeunes dès l’âge de 15 ans ont déjà commencé leur formation », mais ils seront bientôt rejoints par leurs cadets.
Et si vous pensiez que cette horreur était réservée aux garçons, elle sera également ouverte aux filles dès qu’elles auront atteint l’âge de 18 ans. Tout cela, en dépit de l’opposition du droit international humanitaire, « notamment la Convention de Genève, qui interdit le recrutement de mineurs de moins de 15 ans tant par les forces armées de l’État que par les groupes armés non étatiques ».
Cette annonce insidieuse coïncide avec la semaine où les Israéliens commémorent la fête biblique de Souccot, qui célèbre la protection divine miraculeuse et l’abri temporaire offerts par Dieu aux enfants d’Israël pendant leurs quarante années d’errance dans le désert, après avoir été délivrés de l’esclavage en Égypte.
Quel contraste saisissant ! Une foi célèbre la protection et la préservation de la vie, tandis que l’autre glorifie et encourage la mort d’enfants.
Il serait intéressant de savoir si ces recrues d’âge tendre proviendront de familles appartenant au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ou de simples citoyens iraniens qui, bien qu’ils ne soutiennent peut-être pas le régime, seront néanmoins contraints de livrer leurs enfants au nom de la « cause ».
Et s’ils refusent de se plier à cet ordre, quel sort leur sera réservé, à eux et à leurs enfants ? Assisterons-nous à une répétition de l’un des moments les plus sombres de l’histoire, survenu dans l’Allemagne nazie lorsque, durant les derniers mois de la guerre, le désespoir s’est installé au point de mobiliser des garçons âgés de 12 ans et plus, pour les envoyer au front afin de défendre la patrie contre l’Armée rouge soviétique ?
Pour ceux qui ne le sauraient pas, on les appelait les Jeunesses hitlériennes, et ce qui avait commencé comme une participation volontaire s’est soldé par une loi imposée par l’État, les forçant à se battre. « Les enfants qui refusaient de s’engager étaient victimes d’intimidations intenses de la part des enseignants et de leurs camarades de classe, devaient rédiger des dissertations critiques destinées à les isoler, et se voyaient refuser leurs diplômes ou l’admission à l’université. »
Cette atrocité inimaginable s’est produite dans ce qui était censé être une société civilisée. Imaginez donc jusqu’où iront ces dirigeants iraniens amoraux pour recruter leurs jeunes, les transformant en guerriers mal préparés, dont la vie sera fauchée, tout cela au nom de la victoire dans une bataille vouée à l’échec dès le départ.
Cela revient à envoyer la prochaine génération de leurs enfants dans le feu ardent de Moloch, une idole cananéenne, qui faisait partie d’un ancien rituel de sacrifice d’enfants pratiqué par les cultures païennes, mais interdit dans les Écritures (Lévitique 18:21) car considéré comme une abomination.
Mais en matière de pratiques abjectes, rares sont ceux qui rivalisent avec le régime islamique, dirigé par des démons sans cœur dont la conscience est inexistante.
En 2022, des fusils d’assaut de type militaire ont tiré directement sur des foules de manifestants, faisant de nombreuses victimes. Ce n’était pas un incident isolé. Au cours des années qui ont suivi, cette même méthode a été utilisée, entraînant le meurtre de dizaines de milliers de personnes. Certaines estimations évaluent à 60 000 le nombre de citoyens iraniens abattus dans les rues de Téhéran.
La torture et l’emprisonnement font également partie de leurs méthodes pour réduire au silence toute opposition. « Des enquêtes de l’ONU et des missions d’enquête indépendantes ont documenté des violences sexuelles et sexistes généralisées, y compris des viols, commises par des agents de l’État, des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des Basij — à l’encontre de manifestants détenus de tous âges afin de punir et de faire taire la dissidence. »
Bien sûr, tout le monde a entendu parler de l’histoire tragique de Mahsa Amini, âgée de 22 ans, qui a été arrêtée par la police des mœurs iranienne pour avoir laissé apparaître une mèche de cheveux qui n’était pas entièrement couverte par son hijab. Elle a alors été violemment battue à l’intérieur d’une camionnette et est décédée des suites de ses blessures.
À ces crimes s’ajoutent les pendaisons publiques d’adolescents accusés d’avoir provoqué des troubles civils. Parmi eux figurait Saleh Mohammadi, âgé de 19 ans, membre de l’équipe nationale iranienne de lutte, exécuté en mars dernier après avoir été accusé, avec deux autres jeunes, d’avoir tué deux policiers.
Privé de tout droit à la défense, l’adolescent a été contraint de s’incriminer et soumis à des pressions pour obtenir des aveux forcés. Alors qu’il avait encore toute la vie devant lui, il a été pendu avec d’autres.
Ainsi, qu’il s’agisse d’être condamné à mort après s’être auto-incriminé ou d’être envoyé au front dès l’âge de 12 ans, les jeunes Iraniens sont littéralement conduits à l’abattoir par un régime démoniaque qui n’accorde aucune valeur à sa jeunesse, mais la considère plutôt comme de la chair à canon jetable.
De manière presque risible, le porte-parole de la campagne iranienne « Janfada », Sasan Zare, a déclaré qu’« un grand nombre d’Iraniens vivant à l’étranger se sont inscrits à la campagne ». Mais s’ils vivent à l’étranger, cela ne veut-il pas déjà dire quelque chose ? Ce sont les chanceux qui ont réussi à échapper à un régime aussi horrible, dont la plus grande aspiration est la mort de la génération future.
Qui, sain d’esprit, retournerait dans ce gouffre infernal pour sacrifier volontairement sa vie ou celle des enfants à qui il a réussi à offrir une vie meilleure ?
Il est impossible de dissimuler ce dont il s’agit. C’est un culte de la mort d’inspiration satanique auquel doivent mettre fin ceux qui le reconnaissent comme le plus grand fléau du monde !