La chasse aux Juifs pour le loisir
C’est la deuxième fois en l’espace de quelques semaines seulement que des informations font état de tentatives visant à localiser des touristes israéliens en voyage à l’étranger, afin de révéler leur localisation au grand public. Le premier incident s’est produit en Italie.
Selon un article du Jerusalem Post, fin juillet, des Italiens de la région ont été invités à remplir des formulaires, disponibles sur Google, afin de signaler la présence de citoyens israéliens séjournant dans des hôtels et autres lieux d’hébergement. Trouvant cela très inquiétant, le président de la communauté juive de Milan a réagi en déclarant : « Je pense que nous retournons aux années 1930, à l’époque de la chasse aux Juifs. »
Le deuxième incident s’est produit à Amsterdam, où « des tracts ont été distribués, indiquant les noms et les lieux de séjour de soldats juifs de l’armée israélienne en visite dans la ville, à l’approche de l’événement Pride Amsterdam, prévu du 25 juillet au 8 août ».
On pouvait lire sur ces tracts : « Protégez votre communauté, méfiez-vous des criminels de guerre pendant la WorldPride. » Les noms des Israéliens étaient localisés sur une carte à différents endroits de la ville, accompagnés de photos pour faciliter leur identification.
Bien que les organisateurs de la WorldPride, ainsi que la ville d’Amsterdam, aient catégoriquement déclaré ne pas être responsables de la diffusion de ces tracts, leur distribution a bel et bien eu lieu pendant la manifestation, avec le logo officiel de la WorldPride.
Il s’avère que le formulaire anonyme, diffusé en Italie, ainsi que les messages adressés aux hôtels, aux locations de vacances et aux commerces, les avertissant de se méfier des touristes israéliens, étaient également l’œuvre d’un groupe extérieur.
Ce qui est clair, c’est que des groupes antisémites malveillants ont infiltré les lieux avec leur propagande haineuse, destinée à intimider à la fois les touristes juifs de passage et ceux qui les accueillent.
Cette pratique inquiétante ravive sans aucun doute les souvenirs horribles de cette même atmosphère toxique qui avait commencé à se répandre dans une grande partie de l’Europe à l’approche de l’Holocauste.
Dans le cas d’Amsterdam, les destinataires des tracts qui souhaitaient en savoir plus étaient invités à se rendre sur le site web de la HRF (Hind Rajab Foundation) – un groupe de défense militant pour la poursuite en justice de soldats de l’armée israélienne (IDF), qu’il accuse d’avoir commis un génocide.
Ces deux incidents sont particulièrement exaspérants, car ils impliquent une supercherie insidieuse qui tire parti d’événements déjà organisés et programmés, où un large public est attendu.
En s’appropriant le même logo que celui des organisateurs de la célébration ou de l’événement en question, ils tentent de conférer une légitimité à leur message en détournant illégalement les symboles et la fonction d’autrui.
C’est le vol dans toute sa splendeur : tirer profit de la création d’autrui. Mais c’est justement le but recherché. En diffusant leur message auprès de personnes sans méfiance, venues dans un autre but, ils en font un public captif, mûr pour être exploité.
Si certains peuvent finir par se rendre compte que la représentation des Israéliens comme criminels de guerre n’a pas été initiée ni approuvée par les organisateurs des événements, d’autres pourraient ne jamais parvenir à cette conclusion, ce qui signifie qu’ils pourraient croire que ce message est également partagé par leurs hôtes.
Il est difficile de ne pas voir la malhonnêteté délibérée dont font preuve des organisations telles que la Fondation Hind Rajab, créée après la mort de la petite Hind Rajab, âgée de cinq ans, en janvier 2024, qui prétend que l’enfant, ainsi que sa famille, avaient été la cible d’une opération menée par les Forces de défense israéliennes (FDI), liée à leur campagne génocidaire.
La vérité est que le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre a contraint la famille de Rajab à fuir, comme tant d’autres avant elle. Au cours de leur fuite, leur voiture a été repérée et criblée de balles. Bien que l’armée israélienne ait été tenue pour responsable de cet incident, elle a affirmé que ses soldats ne se trouvaient pas à portée de tir de la voiture, ni même à proximité.
Il était également possible que le Hamas ait été responsable de la mort accidentelle de l’enfant, mais pourquoi des organisations de défense des droits de l’homme partiales ou des médias malhonnêtes envisageraient-ils une telle hypothèse alors que leur discours est mieux servi en rejetant la responsabilité sur l’armée israélienne ?
Une chose est incontestable. La mort d’innocents est toujours une triste conséquence de la guerre, mais l’armée israélienne ne prend pas pour cible les civils ordinaires. La vie étant si sacrée et vénérée par les Juifs, aucune des guerres menées contre nos ennemis n’a jamais été déclenchée par Israël, et aucun accord de paix n’a jamais été proposé par ceux qui cherchent à détruire le peuple juif.
Seul Israël s’est montré disposé à céder des parties importantes de son territoire dans le but de mettre fin au bain de sang. Bien sûr, toutes ces propositions se sont heurtées à un refus.
Ainsi, malgré les meurtres barbares et délibérés de nombreux enfants israéliens innocents le 7 octobre, l’ironie veut que Hind Rajab, victime de l’agression du Hamas, ait été transformée en symbole de la résistance « qui réclame justice ».
Ne faudrait-il pas inverser les rôles ? Si le peuple juif était rancunier et vindicatif, ce serait peut-être lui qui traquerait les Palestiniens pour toutes les horreurs qui ont été perpétrées à son encontre.
Mais les Israéliens ne sont pas ainsi faits. Malgré la grande tragédie qui s’est produite sur leur sol, perpétrée par ces mêmes voisins qui avaient pourtant bénéficié de l’aide et de l’attention personnelle des communautés de kibboutz environnantes – lesquelles ont elles-mêmes été attaquées –, ils ont choisi de retourner dans leurs foyers reconstruits, tournés vers l’avenir plutôt que de nourrir de la rancœur envers les véritables agresseurs.
Mais les Israéliens n’ont d’ailleurs jamais eu le désir de tuer des Gazaouis, des Arabes ou qui que ce soit d’autre. Nous sommes un peuple qui aspire à la paix, comme l’illustre notre salut de bienvenue et d’adieu : « Shalom ».
C’est pourquoi l’accusation de génocide perpétré par Israël est si absurde, car si tel avait véritablement été notre objectif, aucun dirigeant israélien n’aurait jamais perdu son temps à proposer des territoires en échange de la paix.
Sachant que la paix est notre objectif, nos ennemis doivent rejeter toute tentative d’y parvenir, car ce n’est pas une issue acceptable pour eux. Pour eux, c’est tout ou rien, et le peuple juif fait obstacle à cette ligne d’arrivée.
Cela explique pourquoi les Juifs sont pourchassés et continueront de l’être, tant en Terre promise qu’à l’étranger. Une paix durable ne pourra jamais voir le jour tant que nous serons considérés comme le principal obstacle les empêchant de s’emparer de ce qui a été légitimement donné au peuple juif.
Malheureusement, ils ne semblent pas se rendre compte qu’ils mènent un combat perdu d’avance, gaspillant leur vie dans un conflit stérile qui, au final, ne fera que leur nuire – tant dans cette vie que dans l’au-delà.