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« La guerre pour la vérité » : à l’ONU, Netanyahou défend Israël contre de fausses accusations et s’en prend au régime iranien ainsi qu’aux « menteurs » du Qatar et de la Turquie

« Nous allons gagner. Nous n'avons pas d'autre choix », déclare le Premier ministre

 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prend la parole devant les Nations unies à New York, le 24 septembre 2026. (Photo : Arie Leib Abrams/Flash90)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu l’État juif contre de nombreuses accusations lors d’un discours combatif prononcé jeudi devant l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), recourant une nouvelle fois à des supports visuels pour étayer ses arguments.

Netanyahu a ensuite rencontré le président argentin Javier Milei et tenu une réunion conjointe avec les présidents du Paraguay, du Panama et de la Bolivie, avant de rentrer chez lui sans avoir rencontré aucun haut responsable américain.

Dans la salle de l’AGNU, Netanyahu a été accueilli par le départ de dizaines de diplomates. « S’il reste d’autres lâches moraux qui n’ont pas encore quitté cette salle, je les prie de le faire maintenant », a-t-il déclaré avant de commencer. Des représentants de plus de 100 pays sont restés dans la salle, notamment ceux des grandes nations occidentales ainsi que ceux des Émirats arabes unis et de Bahreïn.

Contrairement à ce qu’annonçaient les informations parues avant son discours, Netanyahu n’a révélé aucune nouvelle information concernant les efforts du régime iranien pour rétablir ses capacités nucléaires. Il a plutôt replacé la lutte d’Israël contre ses ennemis dans le cadre d’une guerre plus large. Il n’a pas non plus mentionné les Accords d’Abraham, qu’il avait souvent salués dans ses discours précédents.

« Dans cette bataille contre les barbares, nous n’avons pas eu de meilleur partenaire que le président Trump… Il a compris que, si on ne leur opposait aucune résistance, les ayatollahs fanatiques qui scandent “Mort à l’Amérique ! Mort à Israël !” finiraient par concrétiser leurs fantasmes délirants. Israël et les États-Unis ont donc agi de concert non seulement pour se protéger, mais aussi pour sauver la civilisation. »

Netanyahu a souligné l’ironie du fait qu’« Israël défend également bon nombre des pays dont les délégués viennent de quitter cette salle ! En fait, je tiens à ce que vous sachiez que bon nombre de leurs dirigeants nous remercient même en privé d’avoir neutralisé les armes nucléaires de l’Iran. »

Commençant son discours en rappelant les précédentes tentatives visant à détruire le pays, Netanyahu a souligné qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, Israël n’était présent dans aucune des régions que ses ennemis l’accusent d’« occuper ».

« Nous n’étions pas alors en Judée [et] en Samarie, au cœur de la patrie historique du peuple juif. Nous n’étions pas à Gaza », a-t-il déclaré. Profitant de l’occasion pour riposter au président syrien Ahmed al-Sharaa, qui a récemment revendiqué le droit de la Syrie sur le plateau du Golan, Netanyahu a souligné que « les Juifs sont présents sur le plateau du Golan depuis l’époque de Moïse », avant de critiquer ceux qui accusent Israël de « colonialisme ».

« Parmi eux, il y a des Britanniques et des Français. Pour l’amour de Dieu, ce sont eux qui ont inventé ce terme. Leurs colonies s’étendaient sur toute la planète », a déclaré le Premier ministre.

Évoquant une conversation avec son frère Yoni, tombé au combat lors de l’opération de sauvetage d’Entebbe en 1976, Netanyahou a déclaré : « Nous allons gagner. Nous n’avons pas d’autre choix. »

Il a ajouté : « Cela n’a jamais été aussi clairement démontré que le 7 octobre 2023… Je tiens à ce que vous sachiez qu’il n’y avait pas un seul Israélien à Gaza à ce moment-là. »

Au cours des trois années suivantes, les « soldats héroïques » d’Israël ont dû combattre sur sept fronts, a déclaré Netanyahu : « Le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, l’Iran, les milices en Irak, les milices en Syrie, les terroristes palestiniens en Judée-Samarie… au lieu de nous effondrer, nous leur avons porté des coups dévastateurs à tous. »

Dans ce contexte, il a brandi un téléavertisseur, en référence à l’opération du Mossad qui avait fait exploser des milliers de téléavertisseurs piégés en 2024, tuant et blessant des milliers de membres du Hezbollah. « Je peux vous dire une chose : le Hezbollah s’en souvient très bien », a-t-il ironisé.

Netanyahu s'est ensuite attaché à défendre le pays contre de fausses allégations, notamment celles de « génocide », dans le cadre de ce qu'il a qualifié de « huitième front de cette guerre. C'est la guerre pour la vérité ».

Il a notamment pointé du doigt le Qatar et la Turquie, les accusant d'exercer une influence néfaste et d'héberger des terroristes du Hamas.

Le Qatar, a déclaré le Premier ministre israélien, « finance massivement depuis des décennies des universités américaines et des médias toxiques comme Al-Jazeera », dans le but de « laver le cerveau des jeunes pour qu’ils haïssent Israël, haïssent l’Amérique et haïssent l’Occident ».

« Le dernier pays en date à être devenu un vecteur majeur de mensonges antisémites est la Turquie », a-t-il poursuivi, s’en prenant à son président, Recep Tayyip Erdoğan, qui, selon lui, « appelle à la destruction d’Israël presque tous les jours. Il affirme qu’il sera le souverain de Jérusalem. Non, Monsieur. Vous ne le serez pas. »

« Accuser Israël de génocide est le plus grand mensonge du siècle », a dénoncé Netanyahu. « À tous ceux qui propagent ces mensonges sur mon pays et sur nos courageux soldats, qu’ils soient assis dans cette salle ou dans le bureau du maire antisémite de New York, je dis ceci : vous devriez avoir honte. »

Avant sa visite aux États-Unis, Netanyahu s’est opposé au maire de New York, Zohran Mamdani, promettant de révéler « la vérité » à son sujet, bien qu’il n’ait cité que plusieurs cas déjà connus dans lesquels Mamdani avait refusé de condamner des personnes de son entourage, y compris son épouse, qui avaient exprimé leur soutien au Hamas ou au massacre du 7 octobre.

Netanyahu s’est ensuite tourné vers les dirigeants des pays européens qui ont vivement critiqué Israël ces derniers mois, les accusant d’avoir choisi « de céder aux foules antisémites ». Il a déclaré : « Ils ont choisi la faiblesse. Ils ont choisi l’apaisement. »

Critiquant ce qu’il a qualifié de « torpeur morale » des nations européennes, il a souligné qu’Israël n’attendrait pas qu’elles « se réveillent », mais qu’il « allait de l’avant ».

« Nous saisissons l’avenir. Nous sommes à l’avant-garde d’avancées incroyables dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’intelligence artificielle », a déclaré Netanyahu. « Nous n’avons pas peur, mais je vais vous dire qui a peur. Les tyrans de Téhéran… Savez-vous ce dont ils ont le plus peur ? De leur propre peuple. »

Netanyahu a ensuite présenté son deuxième support visuel, brandissant un routeur Starlink, dont il a déclaré qu’il « permet aux gens d’accéder à la vérité, d’exercer leur libre arbitre et d’exercer leur liberté de pensée et d’expression. C’est pourquoi le régime iranien dépense des milliards de dollars pour censurer Internet. »

« Ce régime malfaisant tombera, et nous célébrerons tous ce jour-là », a déclaré Netanyahu.

« Au fil des siècles, les tyrannies qui ont tenté de nous détruire ont échoué à maintes reprises. Si Dieu le veut, elles continueront d’échouer », a déclaré Netanyahou à la fin de son discours.

« Si nous faisons preuve de courage, si nous renforçons notre détermination, nous continuerons à vaincre. Comme le dit la Bible : “netsakh israel lo yeshaker”, l’éternité d’Israël ne vacillera pas. Et la raison en est simple : nous n’avons pas d’autre choix. »