La Cour suprême israélienne élargit à sept juges le panel de la commission d'enquête du 7 octobre
La Haute Cour israélienne a décidé lundi d'élargir à sept juges le comité chargé d'examiner la création d'une commission d'enquête nationale. Le président de la Cour suprême, le juge Yitzhak Amit, nommera les membres de ce comité.
Suite à la décision de la Haute Cour d'élargir le comité, le gouvernement s'attend à des critiques concernant les retards pris dans la formation d'une commission d'enquête sur le massacre du 7 octobre. Une autre réunion du comité ministériel chargé de déterminer le mandat de la commission d'enquête est prévue dans les prochains jours. Les conclusions du comité devaient initialement être rendues il y a trois semaines, mais les responsables affirment désormais qu'aucune nouvelle date n'a été fixée.
Le gouvernement espère que la tenue de cette discussion montrera à la Haute Cour qu'il fait avancer le dossier, parallèlement à la législation engagée lundi à la Knesset.
Lors de la session de lundi, les seuls membres de la coalition présents pendant toute la durée du débat sur la commission d'enquête étaient le président du comité Simcha Rothman et le promoteur du projet de loi Ariel Kallner, du Likoud. Les députés Tally Gotliv et Osher Shekalim sont arrivés plus tard, tandis que les autres membres de la coalition ont préféré ne pas participer à la discussion sur ce sujet impopulaire.
La Knesset a tenu lundi matin un débat sur le projet de loi visant à créer une « commission d'enquête nationale » sur l'échec du 7 octobre. Les partis d'opposition ont décidé de boycotter la session, à la suite d'une déclaration commune des leaders de l'opposition hier, qui qualifiaient la commission proposée de « commission de dissimulation ». À l'ouverture du débat, plusieurs députés de l'opposition se sont joints aux familles du « Conseil d'octobre » pour manifester devant la chambre.
Au cours des discussions au sein du comité, la coalition a l'intention de proposer à l'opposition un compromis sur la formulation du projet de loi, mais part du principe que celle-ci le rejettera. Selon une source gouvernementale, les récentes mesures prises, notamment le report des conclusions du comité ministériel et les propositions de compromis attendues, visent en réalité à retarder la création d'une commission d'enquête.
Selon le projet de loi de Kallner, intitulé « Commission d'enquête nationale sur les événements du massacre du 7 octobre 2023 », la commission de remplacement serait nommée à la fois par la coalition et par l'opposition. Dans un premier temps, on tentera de sélectionner ses membres avec l'accord de 80 députés de la Knesset, mais si aucun accord n'est trouvé, la coalition choisira trois membres et l'opposition en choisira trois autres.
Si l'opposition refuse de participer, comme cela semble probable, le président de la Knesset, Amir Ohana, nommerait les membres, ce qui signifie que le comité serait en fait entièrement sélectionné par la coalition.
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